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L’antisèche : même l’Europe ne résiste pas à ces Toulousains

L’antisèche : même l’Europe ne résiste pas à ces Toulousains

Le 31/03/2019 à 18:56

CHAMPIONS CUP - Le Stade toulousain s’est qualifié pour les demi-finales de la Champions Cup ce dimanche en s’imposant sur la pelouse du Racing 92 (21-22). Une victoire au terme d’un match exceptionnel que les Rouge et Noir ont su dominer malgré une longue infériorité numérique.

Le jeu : Toulouse brillant et solidaire

On nous prédisait un match de folie et on n’a pas été déçu. Quel spectacle ! Et que de rebondissements ! Dans ce duel au sommet, Toulouse a frappé le premier avec un essai rapide d’Antoine Dupont (7e), conséquence d’un ballon mal dégagé par Teddy Thomas. L’ailier francilien s’est ensuite rattrapé en inscrivant le premier essai de son équipe en contre (19e). Le match a pris une tournure dramatique avec l’exclusion de Zack Holmes pour un plaquage haut sur Imhoff (23e). En pleine confiance, les Toulousains n’ont pas baissé de pied et ont planté deux superbes essais de plus avant la pause, par Maxime Médard (31e) et Antoine Dupont (37e).

Champions Cup - Antoine Dupont (Toulouse) face au Racing 92

Champions Cup - Antoine Dupont (Toulouse) face au Racing 92Getty Images

Malgré une petite baisse physique légitime en seconde période, les Toulousains ont su rester menaçants, notamment en contre, tout en gardant une belle assise défensive pour résister aux assauts altoséquanais. L’essai de Camille Chat à cinq minutes de la fin aurait pu tout changer mais Maxime Machenaud a loupé la transformation de la gagne. Le Racing 92 s’est ensuite vu logiquement refuser un essai pour une faute de Nakarawa en touche (79e).

Les joueurs : La piste aux artistes

En six mois d’invincibilité en championnat, les Rouge et Noir ont eu le temps d’accumuler une sacrée dose de confiance. Celle-ci ne s’est pas évaporée pour ce premier match couperet de la saison. À l’image des ses créateurs, très inspirés. Les relances électriques de Cheslin Kolbe ont amené nombre de situations favorables, comme sur le premier essai. Titulaire de dernière minute, Lucas Tauzin a livré une performance majuscule, avec en point d’orgue une chistera somptueuse qui amène l’essai de Maxime Médard. Quant à Antoine Dupont, auteur d’un doublé, il a fait du (bon) Dupont et succédé avec brio à Holmes à l’ouverture.

Le facteur X : À quatorze, Toulouse n’a pas perdu son identité

Le Stade toulousain a évolué pendant près d’une heure à quatorze suite à l’exclusion de son meneur de jeu australien. Il n’a pas fermé le jeu pour autant, se réorganisant avec Antoine Dupont à l’ouverture et Sébastien Bézy à la mêlée. En infériorité numérique, les hommes d’Ugo Mola ont su marquer deux essais avant la mi-temps.

La stat’ : 58

Ce match était fait pour les artistes et ils n’ont pas manqué de s’exprimer sur la soft grass de Paris La Défense Arena. Avec, en conséquence, le chiffre faramineux de 58 défenseurs battus (23 par les Franciliens, 38 par les Haut-Garonnais). Il y a par ailleurs eu 20 franchissements (11 pour les Ciel et Blanc, 9 pour le Stade toulousain)

La question : Toulouse doit-il laisser momentanément le Top 14 en vue de sa demie ?

Grâce à son exploit de ce dimanche, le Stade toulousain a gagné son billet pour une demi-finale au Leinster. Un terrain qui ne lui avait guère réussi en phase de poules. Toujours est-il qu’avec 20 points d’avance sur le troisième, Ugo Mola a une marge suffisante pour gérer son effectif en Top 14 en fonction de ce rendez-vous à Dublin le 21 avril prochain. Quitte à lâcher le déplacement à Toulon ou la réception de Clermont, placés avant cette demie.

Toulouse doit-il laisser momentanément le Top 14 en vue de sa demie ?

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