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Champions Cup - Une valse à trois temps

Une valse à trois temps

Le 23/04/2018 à 08:30Mis à jour Le 23/04/2018 à 08:52

En écrasant le Munster, le Racing 92 a gagné le droit de disputer la deuxième finale européenne de sa longue histoire. Et si les Franciliens ont marché sur l'armée rouge, c'est aussi parce qu'ils ont suivi à la lettre un plan ingénieux, fondé sur trois points précis...

Si les Racingmen ont réalisé leur plus belle première période depuis l'arrivée au club des deux Laurent (2013), c'est d'abord parce qu'ils ont su suivre le plan de jeu à la perfection.

Laurent Labit, l'entraîneur des trois-quarts franciliens, analyse: "Le Munster pensait qu'il nous serait supérieur au niveau de la dimension physique. Cette équipe voulait donc nous imposer du déplacement, de longues séquences de jeu et un rythme soutenu. A ce niveau là, nous nous étions donc bien préparés dans les têtes. L'idée était de ne rien montrer, même en cas de coup de fatigue. Ne jamais baisser la tête, ne jamais se laisser trahir par la fatigue..." Assis sur une dimension physique optimale, les Franciliens se devaient également de perturber les Irlandais sur leur ballons, là même où les Celtes ont l'habitude de dominer leurs adversaires.

Laurent Labit (Racing 92)

Laurent Labit (Racing 92)AFP

" La conquête directe du Munster est l'une des meilleures d'Europe"

"La conquête directe du Munster est l'une des meilleures d'Europe, poursuit Labit. Nous savions qu'en rivalisant à ce niveau là, en les embrouillant en touche (quatre ballons volés) et en les contrant sur leurs mauls pénétrants, les Irlandais se mettraient nécessairement à douter. En fin de première période, ils étaient d'ailleurs perdus. La maîtrise et la précision qui les accompagnent d'habitude avaient totalement disparu de leur jeu. Même Conor Murray faisait des fautes, chose rarissime chez lui".

Conor Murray (Munster)

Conor Murray (Munster)Icon Sport

A Bordeaux, les deux Laurent avaient enfin choisi un angle d'attaque adapté au rideau défensif du Munster, une stratégie que déroule maintenant Labit: "La défense irlandaise est agressive et monte très haut. Mais elle se concentre des 15 mètres aux 15 mètres. Si l'on parvenait à enchaîner deux temps de jeu dans le sens pour en dégager un troisième sur les extérieurs, là où les Irlandais étaient beaucoup moins nombreux, Virimi Vakatawa, Teddy Thomas ou Marc Andreu auraient forcément des opportunités pour finir le boulot. C'est ce qu'il s'est passé à trois reprises en première période. On a récité le plan à la perfection."

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