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Raconte moi ton essai… Kélian Galletier !

Raconte moi ton essai… Kélian Galletier !
Par Rugbyrama

Le 12/12/2017 à 14:24Mis à jour Le 13/12/2017 à 17:13

Auteur d’un doublé à Glasgow, lors de la victoire (22-29) du MHR, Kélian Galletier analyse ses deux essais et se livre sur la signification de ses célébrations.

Rugbyrama : Vous avez inscrit vendredi face aux Glasgow Warriors, le premier doublé de votre carrière. Qu’est cela représente pour vous ?

Kélian Galletier : J’avais déjà marqués des doublés chez les jeunes, en fin, je dis des, mais c’est plutôt un ou deux ! C’est en effet la première fois que je marque deux fois dans un match depuis que je suis passé professionnel. Pour moi, ce n’est pas anecdotique. C’est gratifiant et c’est une très bonne sensation. On joue aussi pour ça, pour vivre ces bons moments. Cela prouve que je suis capable de le faire (marquer des essais), mais je ne le fais pas assez souvent. Maintenant les gens vont m’attendre sur ça et c’est moi qui ai les clés en main pour rééditer ce genre de performance.

Si vous deviez donner une note artistique à votre premier essai (9e), marqué de manière acrobatique, qu’elle serait-elle ?

K.G. : J’ai fait du Nemani Nadolo (rires) ! C’est vrai que c’est assez acrobatique, tant mieux. L’arbitre a fait appel à la vidéo et sur le moment, j’étais certain d’avoir franchi la ligne. Mais je pouvais avoir deux doutes : Savoir si j’avais lâché le ballon avant ou après avoir aplati et si j’avais mis le pied en touche. Et quand j’ai vu que l’essai était validé, j’étais bien soulagé.

Kélian Galletier - Montpellier

Kélian Galletier - MontpellierIcon Sport

Que vous souvenez-vous de l’action qui précède ce dénouement heureux ?

K.G. : Je me souviens de la belle longue passe d’Aaron (Cruden) que je récupère sur le bord de la ligne de touche, sur les 22 mètres adverses. Au départ, je ne me vois pas marqué car j’ai noté la présence des défenseurs. Mais quand j’aperçois la ligne d’en-but, je me dis : "Là, il y a quelque chose à faire." J’essaye donc d’aller au bout en résistant au retour d’un adversaire (Finn Russel). Et ça m’a souri.

Comment jugez-vous votre seconde réalisation (32e) ?

K.G. : Je me dis que j’ai des talents de numéro neuf cachés ! Non, plus sérieusement, on s’était aperçu que les Ecossais circulaient très vite autour des rucks et surtout, que nous étions en train d’imposer notre puissance dans l’axe. Et l’image que j’ai sur l’instant, c’est de voir deux défenseurs qui ont deux courses identiques vers l’extérieur derrière le ruck. Je me suis alors dit qu’il ne devait plus y avoir grand monde derrière eux. Je ramasse le ballon, pars plein axe et c’est vrai que ça s’était ouvert pour moi. Je me sentais bien sur ma course et pour une fois j’étais confiant. L’effet de surprise a joué je pense.

Quel est l’essai de vos rêves ?

K.G. : Je ne l’ai pas imaginé, mais je pense que ce serait une interception suivie d’une course de quatre-vingt mètres gagnante ! Un essai dans ce style.

Y a-t-il un troisième ligne, souvent décisif en attaque, qui vous a marqué ?

K.G. : J’ai toujours adoré Olivier Magne. J’ai commencé le rugby en 2001 et c’était un joueur phare de cette époque. Il avait une élégance dans son jeu, ses courses et il marquait aussi des essais. C’est donc lui qui me vient en tête en premier, après, il y en a surement d’autres. Mais je connais plus le cyclisme que le rugby, je n’ai donc pas assez de culture pour vous en dire plus (rires).

Justement, vous déclariez dans les colonnes de Midi Olympique lundi, dédicacer vos essais à vos proches qui ne sont plus là, par un geste inspiré du pistolero, Alberto Contador. Parlez-nous de votre passion pour ce coureur cycliste.

K.G. : Je suis un grand fan. J’étais déjà là en 2007, lors du premier Tour de France d’Alberto Contador ; présent à sa première étape de montagne à Tignes, avec son nom marqué sur le bras. Ça remonte (rires) ! J’étais fan de Lance Armstrong aussi, car j’ai commencé à suivre le cyclisme à la télé avec lui et après, il y a eu Alberto. Je suis passionné de vélo même si je ne pratique plus. Ce n’est pas un effort qui ressemble au rugby et on n’a pas non plus le temps d’en faire avec nos rythmes effrénés. Mais durant nos coupures estivales, il m’arrive d’enfourcher le vélo…

Kelian Galletier - Montpellier

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Propos recueillis par Julien Louis

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