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Racing 92 : Teddy Iribaren, un numéro deux qui fait déjà de l'ombre à Maxime Machenaud

Iribaren, un numéro deux qui fait déjà de l'ombre à Machenaud

Le 19/10/2017 à 11:00Mis à jour Le 19/10/2017 à 11:18

Très bon depuis le début de la saison, Teddy Iribaren (27 ans) a pleinement répondu aux attentes de son staff, qui l’a fait venir au Racing 92 cet été. Si bien que l’ancien Briviste a rebattu les cartes au poste de numéro 9 et fragilisé le statut de titulaire indiscutable de son concurrent, Maxime Machenaud.

Deux petites titularisations, dont une pour dépanner…à l’ouverture à La Rochelle (16-9), Maxime Machenaud ne devait pas s’attendre à pareille disette en attaquant la saison. De la Tournée en Afrique du sud et donc de la préparation estivale avec le XV de France, le vice-capitaine du Racing 92 n’a pu avoir que des échos de l’intégration de son nouveau coéquipier Teddy Iribaren, recruté à Brive pour être son numéro 2. "Max a dû travailler en dehors de l’équipe et ça l’a un peu pénalisé, comme tous les internationaux, car ils ont pris du retard dans la mise en place de notre jeu", raconte son entraîneur Laurent Labit.

Indisponible lors de la première journée contre Castres (25-21), comme tous ses partenaires ayant disputé la Tournée d’été, Machenaud n’a pas vraiment retrouvé sa place de titulaire indiscutable par la suite. Non pas à cause de pépins physiques, mais plutôt de l’éclosion d’Iribaren. Avec son panache et sa vista, le natif de Toulouse a séduit ses deux coachs, qui avait déjà tenté de le débaucher à l’époque Castres : "C’est un joueur que l’on suit depuis quelques temps et on savait qu’il allait amener de la concurrence à Maxime Machenaud et Xavier Chauveau, dans un registre différent, poursuit Labit. On connaissait son niveau. Il a réussi un très bon début de saison". Un petit exploit pour ce tout jeune papa, qui a dû gérer en parallèle un deuxième déménagement et le décès d’un de ses chiens.

"L’attitude de Max est irréprochable et digne des plus grands"

Samedi dernier, pour l’ouverture de la saison européenne du Racing 92 contre Leicester (22-18), avec tout le lot de pression que ce match dégageait après l’élimination précoce de la saison passée, c’est bien Teddy Iribaren qui a été choisi et non Machenaud, et ce malgré une main encore très gonflée en milieu de semaine (après une entorse du pouce subie à La Rochelle). Un petit camouflet pour ce dernier mais surtout la preuve de la place prise par son concurrent dans l’effectif francilien.

Teddy Iribaren (Racing 92) face à Leicester en Champions Cup

Teddy Iribaren (Racing 92) face à Leicester en Champions CupGetty Images

"Il y a le très bon début de saison de Teddy et les performances un peu moyennes de Max qui n’a pas beaucoup joué non plus puisqu’il était souvent remplaçant, explique encore Labit. Je ne peux pas dire qu’il le vive bien mais Max a fait beaucoup d’efforts pour le bien de l’équipe, comme à La Rochelle où il a accepté de nous dépanner à l’ouverture. Son attitude est irréprochable et digne des plus grands. Il a aussi évolué et beaucoup travaillé sur lui. L’an dernier, il aurait sûrement plus mal vécu cette situation. Là, il est dans une bonne démarche, il sait qu’il a notre confiance et qu’il aura de nouveau la chance de nous montrer son niveau. Et il a hâte de pouvoir le faire".

"Je ne pourrais pas disputer tous les matches en n°1"

Ce pourrait être le cas samedi dans l’enfer de Thomond Park. Pas forcément un cadeau, d’autant que le joueur sait désormais qu’il n’a plus le même confort que les autres années et qu’il a tout intérêt à enchaîner les bons matches alors que la Tournée de novembre approche et que sa place dans le groupe France s’en trouve menacée. Le staff des Bleus, en visite au centre d’entraînement du Plessis-Robinson en début de mois, a d’ailleurs échangé sur le sujet avec le duo Travers-Labit.

La pression, Teddy Iribaren l’a balayée d’un revers de main dès le début de saison : "Je ne suis pas là pour être numéro un ou numéro deux mais seulement pour apprendre et en même temps acquérir plus d’expérience, nous déclarait-il au mois de septembre. Les saisons sont longues et je sais que même si on me demandait de jouer tous les matches en tant que numéro 1, je ne pourrais pas le faire. Je suis là pour jouer le maximum et faire partie intégrante de l’équipe". Le pari semble déjà bien gagné.

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