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Prendre conscience de l’enjeu

Prendre conscience de l’enjeu

Le 17/12/2017 à 10:20

Les Rochelais n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin. Ils ont conscience que les Wasps les attendent de pied ferme à la Ricoh Arena. À eux d’être prêts.

“Je pense qu’ils ont de la mémoire et qu’ils voudront montrer que c’est un accident.” Patrice Collazo sait combien la défaite des Wasps (49 à 29), dimanche dernier à La Rochelle, a mis un bon coup de pied aux fesses des joueurs de Dai Young dans la perspective du match retour, aujourd’hui à Coventry (14 heures, heure française). Lui et Xavier Garbajosa savent surtout qu’il y a chez les Guêpes l’expérience de ces matchs où une saison se joue. Les mots qu’ils auront choisi ces derniers jours n’auront pas été anodins. Pour les Jaune et Noir, il est en effet question d’une qualification pour les quarts de finale. C’est à coup sûr ce que leur offrirait un succès outre-Manche.

Mais le conditionnel est de mise. La Rochelle n’est plus le chasseur mais la proie. Comment peut-il en être autrement à l’heure où les compagnons de Uini Atonio se présentent aux Wasps avec le bilan de trois victoires bonifiées ? Les Wasps, eux, n’ont plus le choix. Troisièmes de cette poule 1 avec 6 points (1 victoire, 2 défaites), ils doivent tout gagner pour ne pas s’arrêter dès janvier dans cette Champions Cup où ils avaient atteint les quarts de finale la saison dernière. “On sait où on met les pieds, on va être très attendus, confirme le troisième ligne international Kevin Gourdon. Moi-même, je me rappelle comment je m’étais préparé après le match de Gloucester quand on en avait pris 40 (35 en réalité en Challenge Cup, en décembre 2016, ndlr).” Pour lui, c’est déjà écrit : “Les Wasps vont vouloir marquer des essais et engranger un bonus offensif”.

Uini Atonio (La Rochelle)

Uini Atonio (La Rochelle)Icon Sport

Bien que perdants, les Wasps ont inscrit cinq essais le week-end dernier. Ça n’était pas arrivé à Deflandre depuis août 2015 et la visite de Clermont (44 à 6). Pour Patrice Collazo, ça veut tout dire du niveau des Wasps. “Surtout qu’on maîtrisait certains aspects du match, certaines choses, rappelle-t-il. On a perdu un peu le fil, on s’est laissé aller. On s’est reposé sur certains acquis et nous, on ne sait pas faire.” Le relâchement est à bannir. “En Coupe d’Europe, on est confronté à des équipes qui à la mi-temps ne bâchent pas. À la 50e non plus, à la 60e non plus, ils vont jusqu’à la 80e. Même sous pression, les Wasps ne perdent pas le fil. Si on n’a pas un niveau de vigilance élevé, on s’expose à tout. Dimanche, ils en marquent trois en dix minutes (en quatorze minutes en réalité, en seconde mi-temps, ndlr). À partir de là, on se fragilise. On leur donne énormément de confiance et d’opportunités pour le match retour. Si on ne prend pas conscience de l’enjeu et de là où l’on va, ce sera très long.” L’enjeu est connu. Y’a plus qu’à…

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