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Champions Cup - Le Racing 92 veut son étoile

Le Racing 92 veut son étoile

Le 22/04/2018 à 19:53Mis à jour Le 22/04/2018 à 20:10

Largement dominateurs face à un Munster débordé, les Racingmen ont gagné le droit de disputer leur deuxième finale de Coupe d'Europe de leur histoire, à Bilbao, dans trois semaines.

Ne vous laissez pas leurrer par le faible écart au score. Les cinq points qui séparent les Racingmen des Munstermen ne disent rien de la domination sans partage que les Franciliens ont eu tout au long de cette deuxième demi-finale. Au lendemain de la première qui vit le Leinster vaincre nettement les Scarlets, les joueurs des Hauts- de-Seine ont imité les gars de Dublin et n'ont pas laissé la moindre chance à leurs adversaires. Supérieurs dans les duels, sur la ligne d'avantage, en touche et dans la vitesse de ligne, les hommes de Maxime Machenaud ont volé sur cette demi-finale pendant près d'une heure avant de lever un peu le pied en fin de rencontre. Une baisse de régime expliquée par les efforts consentis dans le premier acte, la chaleur ambiante, ainsi que l'infériorité numérique créée par le carton jaune donné à Dimitri Szarzewski.

Maxime Machenaud (Racing 92) vs Munster

Maxime Machenaud (Racing 92) vs MunsterIcon Sport

En clair, le plan du staff a fonctionné à merveille. Et comme l'expliquait le capitaine Maxime Machenaud à l'issue de la rencontre, ils ont su mettre leurs adversaires "dans les cordes" dès la première mi-temps. Laurent Labit, le coentraîneur du Racing détaillait quelques pans du plan du Racing, qui avait clairement visé les extérieurs du terrain : "Nous avions vu que le Munster avait tendance à délaisser les extérieurs pour proposer une défense très dense au centre du terrain. L'idée donc était de les fixer et d'écarter le jeu très vite ensuite pour trouver les espaces. La première mi-temps fut certainement la meilleure de toute depuis que je travaille au Racing 92."

Avec trois essais marqués en un peu plus de 20 minutes, les Franciliens ont assommé le Munster, et réduit les 4000 supporters irlandais venus à Chaban-Delmas au silence : "On les a vus déboussolés, incapables de réciter le jeu précis et cadré qu'ils ont l'habitude de pratiquer, et nous avons su scorer sur nos temps forts" expliquait Labit.

" On est à 80 minutes de quelque chose de grand"

L'euphorie retombée, les Racingmen songeaient déjà à la finale qui les attends à Bilbao dans trois semaines face au Leinster : "Il faudra faire encore plus à Bilbao", prévenait déjà l'entraîneur des trois-quarts. "Leur match contre les Scarlets m'a vraiment impressionné", prolongeait Maxime Machenaud. Mais tel est le prix à payer si l'on veut remporter une finale : "Nous sommes à 80 minutes de quelque chose de grand", appuyait le numéro huit Yannick Nyanga. "Nous voulons être l'équipe qui mettra la première étoile européenne sur le maillot du Racing 92", posait Labit qui concluait ainsi : "Nous ne sommes pas là pour disputer des finales. Nous voulons des titres. Et les titres, il y a ceux qui les veulent, et ceux qui les décrochent."

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