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Cotter : "Ça fait mal, on n’aime pas ça"

Cotter : "Ça fait mal, on n’aime pas ça"

Le 13/01/2018 à 19:27Mis à jour Le 13/01/2018 à 19:34

Malgré la logique et lourde défaite de son équipe à Exeter ce samedi qui la propulse à la troisième place du groupe, le manager de Montpellier Vern Cotter veut croire que ce genre de matchs va faire grandir le MHR. Et surtout, il pense encore à la qualification pour les quarts de finale...

Rugbyrama : Comment analysez-vous cette large défaite ?

Vern Cotter : Le score est lourd à la fin. On tient une mi-temps durant laquelle on ne sort qu’une fois de notre système défensif. Sur cette action, notre adversaire marque. C’est alors la grande différence entre les deux équipes. Eux restent intacts et, de notre côté, nous avons l’occasion de marquer mais ne le faisons pas. En deuxième période, ils occupent bien le terrain et, à chaque fois qu’ils entrent dans nos 22 mètres, ils repartent avec des points. La différence s’est intensifiée dans l’efficacité, surtout dans les zones décisives.

Mais, globalement, votre équipe n’a pas réussi à imposer son jeu…

V.C. : Nous avons connu des difficultés en mêlée, dans la maîtrise et dans la capacité à garder le ballon. On savait depuis le début que ces matchs européens, surtout face à des adversaires comme Exeter ou le Leinster, nous donneraient des enseignement après 80 minutes. Aujourd’hui, cela nous montre qu’il y a encore beaucoup de boulot à faire. On va essayer de travailler du mieux possible. La semaine prochaine, Exeter se déplace et nous jouons à domicile, avec encore l’opportunité de nous qualifier pour les quarts de finale. Donc on va se remettre en question et vite basculer sur le prochain match.

Exeter-Montpellier EPCR

Exeter-Montpellier EPCRRugbyrama

Vous croyez donc toujours à la qualification, avec cette réception du Leinster dans une semaine lors de la dernière journée ?

V.C. : Si on marque quatre essais, on peut finir avec 18 points. Avec 18 points, si Exeter n’arrive pas à gagner à Glasgow, on peut finir meilleur deuxième. Donc à voir quels seront alors les trois meilleurs deuxièmes… Mais le plus important est de finir par une belle performance à la maison, devant notre public. On a envie de le faire.

Quels sont les axes de progression auxquels vous faites référence ?

V.C. : Sur la maîtrise d’abord. Après, il faut regarder les choses dans le contexte qui est le nôtre puisqu’on évolue avec notre quatrième demi de mêlée. Nous avons des joueurs clés blessés, surtout en numéro neuf et en pilier droit. Nous n’avions pas toutes nos armes mais on apprend de ce genre de rencontres. C’est la meilleure équipe anglaise, qui a remporté son championnat l’an dernier. On voit qu’on tient 40 minutes contre elle mais pas encore 80. Contrairement à Exeter ou au Leinster, il y a des moments où on ne joue pas ensemble, où nous sommes déconnectés, où nous sortons du système. Et là, nous sommes punis. C’était l’écart entre eux et nous. Ça fait mal, on n’aime pas ça mais l’équipe en est au début de son histoire.

Exeter-Montpellier - EPCR

Exeter-Montpellier - EPCRRugbyrama

Pour terminer, qu’avez-vous pensé du match de votre demi de mêlée Gela Aprasidze qui faisait sa première apparition avec l’équipe professionnelle ?

V.C. : Le petit Gela a fait un bon match mais c’est dur pour lui d’intégrer l’équipe, d’en être une pièce maîtresse. Parfois, c’était moins fluide parce que nous n’arrivions pas à enchaîner dans le sens qu’il fallait sur les ballons rapides dans nos temps forts. Mais dans l’envie, la préparation, c’était très bien. Il a à peine vingt ans, il a fait quinze jours d’entraînement avec nous et il affronte la meilleure équipe d’Angleterre.

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