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Collazo : "Nous apprenons encore, heureusement..."

Collazo : "Nous apprenons encore, heureusement..."

Le 17/12/2017 à 17:04Mis à jour Le 17/12/2017 à 17:07

Le manager rochelais regrette l'entame ratée de ses troupes, dépassés d'entrée par les Wasps, ce dimanche à Coventry (21-3). L'addition est salée. Le technicien refuse pour autant de parler de coup d'arrêt et espère que ses joueurs retiendront la leçon.

Rugbyrama : Comment analysez-vous cette défaite, sévère au tableau d'affichage ?

Patrice Collazo : L'équipe n'est pas du tout entrée dans son match. A partir de là, elle n'a pu se construire de la sérénité et un certain confort. Même si le score n'était que de 7-0, nous étions totalement sous pression. Les joueurs n'ont rien contrôlé, ni le ballon, ni notre plan de jeu, ni la défense. Ils nous ont pris sur intensité et la vitesse aussi. Hormis une séquence en fin de première période ou l'on aurait pu les mettre à mal, il n'y a rien eu avant la pause. Sur la deuxième, il a manqué un petit quelque chose, de la précision ou de la communication, pour concrétiser les deux ou trois cartouches intéressantes et se rapprocher du bonus. Ce n'est pas avec trois consignes à la mi-temps que nous allions nous construire de la confiance. Nous étions partis de trop loin et avec quarante minutes de retard. Avec une première mi-temps plus consistante, ça aurait pu être différent.

A quel point êtes-vous affecté par ce résultat ?

P.C. : Je ne suis pas catastrophé. J'étais plus agacé pendant le match. Car avant de gagner, il faut mettre les choses dans l'ordre, ce qui n'a pas été fait. Ce n'est pas un coup d'arrêt pour autant. Je sais que nous ne gagnerons pas tous les week-end. Sinon, autant nous filer les trophées dès à présent. C'est une étape de franchie dans une apprentissage. C'est sûr, c'est plus sympa quand c'est avec la victoire. Mais les défaites permettent de se rendre compte de ce qu'il faut travailler et incitent à se remettre en question.

Le très haut niveau ne pardonne aucun relâchement... Est-ce la leçon à retenir ?

P.C. : La réalité du jour, c'est que ce sont les Wasps, une très belle formation, en face. Le groupe se prépare pour gagner tous les matchs mais il ne faut pas oublier qui l'on est, d'où l'on vient... L'adversaire connaissait le contexte. Pour nous, ça reste une découverte de se déplacer chez une grosse équipe à qui l'on vient de marquer cinquante points. Nous apprenons encore. Et heureusement, car nous ne sommes que le Stade.

Vous allez sûrement devoir batailler jusqu'à la fin pour accéder aux quarts de finale. Comment envisagez-vous le sprint final ?

P.C. : Nous n'avons jamais parlé de qualification, c'est vous qui en parlez. Nous prenons les échéances, une par une. Ce qui m'intéresse, là, c'est de comprendre pourquoi notre match n'a pas été maîtrisé.

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