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Champions Cup : Le Munster : monstre d'Europe

Le Munster : monstre d'Europe

Le 20/04/2018 à 16:19Mis à jour Le 20/04/2018 à 17:46

La franchise irlandaise est une habituée des demi-finales. Elle jouera la treizième de son histoire. Dans le sillage de Murray et O'Mahony et des ses 5000 supporteurs, elles sera portée par une dynamique qui ne sera pas simple à contrer.

Le Munster est un habitué des dernières marches européennes. Les Irlandais de Limerick-Cork joueront la treizième demi-finale de leur Histoire dans une compétition qu'ils ont gagnée à deux reprises (2006-2008). L'an passé, ils étaient déjà dans le dernier carré, battus par les Saracens, alors intouchables. Mais c'est vrai les années 2010 furent un peu moins fastes que la décennie précédente.

Dans le gotha du rugby irlandais, le Leinster leur a ravi la première place. Mais le Munster a déjà joué une demi-finale au Stade Chaban-Delmas (il s'appelait alors Parc Lescure). C'était en 2000 pour un succès magnifique contre le Stade Toulousain, 31-25 (21 points de Ronan O'Gara, futur entraîneur-adjoint du Racing). Un succès qui fit sensation car à l'époque, le rugby irlandais n'avait pas encore entamé sa métamorphose.

Keith Earls - Munster

Keith Earls - MunsterIcon Sport

Cette cuvée 2018 du Munster est construite aux côtés de quelques figures emblématiques, qui ont bien sûr participé au Grand Chelem de l'Irlande : le capitaine et flanker Peter O'Mahony, le numéro 8 CJ Stander, l'ailier Keith Earls et bien sûr le demi de mêlée Conor Murray, 5 sélections chez les Lions.

A 29 ans, il est devenu le cerveau de cette équipe dans un style bien particulier : ce n'est pas une pile électrique, mais un gestionnaire plein de sang-froid qui distribue les ballons dans le bon tempo. Mais c'est vrai, l'effectif actuel est peut-être un peu moins impressionnant qu'il ne le fut par le passé au sens où il compte un peu moins de "seigneurs" de l'équipe nationale. Il n'y aura dimanche que six internationaux au coup d'envoi, dont l'ouvreur Ian Keatley (6 sélections à 31 ans). On a connu des quinze de départ plus "équipés" en termes de capes.

Conor Murray (Munster)

Conor Murray (Munster)Icon Sport

La campagne 2017-2018 du Munster fut conclue par une première place de poule après un double duel, déjà, avec le Racing. Les deux confrontationns furent serrées (14-7 puis 34-30 pour l'équipe qui recevait). Mais les Munstermen ont su ramener des points de Castres (match nul 17-17) et surtout de Leicester (victoire 25-16). En quart de finale, ils furent néanmoins chanceux de devancer Toulon 20-19 avec notamment un essai "casquette" inoubliable. Cette équipe est aussi en course pour jouer la phase finale de la Ligue Celte. Elle reste une machine de guerre redoutable, forte des spécificités du rugby irlandais : un effectif riche du au statut de "franchise" et la faculté de faire se reposer ses vedettes puisque la ligue celte ne connaît pas de descente.

En plus, les Munstermen disposent du soutien d'un public particulièrement motivé. On annonce cinq mille supporteurs à Bordeaux, alors que le Racing n'en déplacera que 2000 même si la capitale n'est qu'à deux heures de train de Bordeaux.

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