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Carter doit-il débuter sur le banc ?

Carter doit-il débuter sur le banc ?

Le 17/04/2018 à 09:12Mis à jour Le 17/04/2018 à 11:50

Au crépuscule de son aventure en France, Dan Carter n’est plus l’ouvreur numéro 1 du Racing 92. Plus jeune, plus régulier, Pat Lambie lui est passé devant et tient la corde pour débuter la demi-finale de Champions Cup contre le Munster.

Dan Carter est de loin le joueur le plus connu et le mieux rémunéré de la planète rugby. Son aura demeure intacte au contraire de son physique qui, à 36 ans, lui rappelle que la fin est proche. Ses pépins à répétition et la gestion nécessaire de son corps ne lui ont pas permis de prendre part à la moitié des matchs du Racing 92 depuis le début de la saison (14/31). Son influence déclinante et l’arrivée en octobre d’un concurrent du pedigree de Pat Lambie ont logiquement fragilisé sa position de cadre.

Dan Carter (Racing 92)

Dan Carter (Racing 92)Icon Sport

Convainquant, le Sud-Africain, de huit ans son cadet, est devenue l’option privilégiée à l’ouverture pour les gros matchs, comme lors du quart de finale européen victorieux à Clermont (17-28) ou dernièrement contre Toulon (17-13). Pour l’ancien international Thomas Lombard, il ne fait aucun doute que le Neo-Zélandais ne sera pas titulaire dimanche contre le Munster : "Il n’y a pas de cas de conscience autour de Dan Carter. Il a longtemps été blessé cette saison et il est en phase de récupération et de reprise de confiance, notamment en ce qui concerne le jeu d’attaque. Le fait que Pat Lambie ait occupé le poste d’ouvreur avec beaucoup de talent et de régularité met tout le monde d’accord. Et les derniers essais avec Lambie qui démarre en dix et glisse à l’arrière en cours de match avec l’entrée de Carter se sont révélés plutôt intéressants".

" Carter est toujours influent dans les grands matchs"

Le duo Travers-Labit a envoyé une équipe bis à Toulouse dimanche dernier (42-27) et laissé la quasi-totalité de ses tauliers dans les Hauts-de-Seine. Carter a débuté le match, Lambie l’a regardé à la télévision, ce qui en dit long sur le choix qui s’annonce. Mais même si le double champion du monde est clairement sur la fin, l’histoire a prouvé qu’il ne fallait jamais l’enterrer trop vite.

Dan Carter (Nouvelle-Zélande) contre l'Australie - Finale Coupe du Monde 2015

Dan Carter (Nouvelle-Zélande) contre l'Australie - Finale Coupe du Monde 2015Icon Sport

"Cela fait quatre ans qu’on entend qu’il est cuit, rappelle Lombard. Pourtant, c’est quand-même en partie lui qui fait gagner la Coupe du monde à la Nouvelle-Zélande face à l’Australie en finale (34-17, ndlr). Il est toujours influent dans les grands matchs avec le Racing. Bref, il n’est pas Dan Carter pour rien. L’idée de le garder sous le coude en tant que remplaçant et que, comme tous les grands, il apportera un éclair de génie, me paraît la bonne stratégie". Au tour précédent, son entrée en jeu avait changé la physionomie de la rencontre. Les supporters ciel et blanc resigneraient tous pour pareil scenario face au Munster, à moins que Travers et Labit ne décident de lui écrire une autre histoire.

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