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Champions Cup - Sur courant alternatif, Clermont peut quand même regretter son relâchement (34-29)

Sur courant alternatif, Clermont peut quand même regretter son relâchement

Le 22/11/2015 à 15:59Mis à jour Le 22/11/2015 à 16:54

CHAMPIONS CUP - Si les Clermontois ont décroché le bonus offensif contre les Ospreys, ils ont également laissé leurs adversaires prendre deux points de bonus (34-29).

À deux minutes près, Clermont ouvrait en beauté sa saison européenne. Sous un beau mais froid soleil, le dernier finaliste de la Champions Cup a démarré sa compétition par une victoire bonifiée (34-29), mais a bêtement lâché deux points aux Ospreys. La faute à deux essais de Parry (78e) et Habberfield (79e) qui font basculer le succès auvergnat de concluant à mitigé, malgré les quatre essais inscrits dont deux pour David Strettle, élu très justement "homme du match". Grâce à ce double bonus inespéré, les Gallois conservent la tête de la poule 2.

Ces rencontres de Coupe d'Europe, une semaine après les attentats de Paris, ont toutes un caractère spécial. Ce Clermont-Ospreys l'était un peu plus que les autres. Pour ce retour au rugby, le public de Marcel-Michelin a vécu toutes les émotions. La communion de la Marseillaise avant le match, la frustration de vingt-cinq première minutes stériles, l'émerveillement après un magnifique dernier quart d'heure de première période, ponctué par un chef d’œuvre collectif (36e). Il a enchaîné au retour des vestiaires par la peur devant le trou d'air de quinze minutes de ses Jaunards qui a permis aux Ospreys de revenir de 20-3 à 20-17, puis le soulagement après le deuxième essai personnel de David Strettle (68e), imité quelques minutes plus tard par Fofana (75e). Pour finir avec le sentiment du gâchis, celui d'avoir laissé un adversaire revivre dans une partie où il semblait condamné.

David Strettle (Clermont), très en vue contre les Ospreys

David Strettle (Clermont), très en vue contre les OspreysIcon Sport

Quand la fanfare clermontoise a joué "Land of my Fathers"

Dans ce match aux antipodes du rationnel, on pourrait évoquer la performance époustouflante de l'Anglais David Strettle, incroyable de vista, auteur d'un doublé (25e, 68e) et élu très logiquement "homme du match". On se devrait de souligner l'entrée en jeu payante de Brock James, qui a mis fin au moment fort gallois grâce à son jeu au pied d'occupation et auteur d'une passe décisive pour Wesley Fofana (75e) . Ce même Wesley Fofana qui a pêché par gourmandise et individualisme en privant Aurélien Rougerie d'un essai, sur un petit par-dessus astucieux de James, pour au final effectuer un en-avant (65e). On pourrait stigmatiser Noa Nakaitaci pour sa nonchalance tellement coupable sur l'essai de Walker (51e).

Mais on pourrait aussi relever l'attitude très noble de la fanfare de Marcel-Michelin qui, au cœur de la première période, a décidé de jouer l'hymne gallois "Land of my Father". Et on ne va pas se priver de le faire ! Ce geste ne fera pas oublier à Franck Azéma le relâchement de ses joueurs en fin de partie, mais il fait du bien par les temps qui courent.

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