Rugbyrama

Champions Cup - Racing: Comme au PSG, rêver plus grand passe aussi par l'Europe

Racing: Comme au PSG, rêver plus grand passe aussi par l'Europe

Le 13/11/2015 à 11:45Mis à jour Le 18/11/2015 à 09:38

CHAMPIONS CUP - Le Racing 92 démarre samedi sa saison européenne par la réception de Glasgow, le champion de la Ligue celte. Écarté in-extremis du final four l'an passé, le club francilien souhaite encore grandir sur la scène européenne. Une mission prioritaire fixée au duo Labit-Travers.

Dans la guerre des égos qu'il mène depuis des années avec Mourad Boudjellal, le Vieux Continent s'est imposée comme une priorité pour Jacky Lorenzetti. C'est la plus belle des coupes d'Europe qui a offert au président toulonnais ses lettres de noblesse dans le monde du rugby. Une réussite qui fait bisquer l'homme d'affaires franco-suisse, chaque année un peu plus impatient de voir son tour arriver. Au point d'accentuer la pression du résultat sur son duo d'entraîneurs, surtout en cette première semaine européenne ?

Marc Andreu (Racing 92)

Marc Andreu (Racing 92)Icon Sport

"Les deux Lolo sont toujours tendus en ce moment, donc cela ne change pas trop", sourit l'ailier Marc Andreu. "Ils ont beaucoup d'ambition, savent que le groupe a des qualités mais qu'il a aussi tendance à être inconstant. Ça les stresse" .

Labit : "Si on ne peut pas se servir de l'année dernière, on n'est pas fait pour le haut niveau"

Pour leur troisième saison à la tête des Ciel et Blanc, Travers et Labit savent qu'ils n'ont pas le luxe de décevoir. Le quart de final européen de l'an dernier, enlevé d'un souffle par les Saracens (11-12), était une promesse à très court terme qui doit être tenue cette saison : "Nous sommes venus au Racing avec Laurent pour gagner des titres, que ce soit en coupe d'Europe ou en championnat", rappelle Labit. "Le club et les joueurs sont ambitieux et le président est comme nous. Il attend qu'on passe cette poule, qu'on retourne en quarts de finale et qu'on se serve de ce qui s'est passé l'année dernière pour continuer de grandir. Si on n'arrive pas à s'en servir, on n'est clairement pas fait pour le haut niveau. On a constitué un effectif plus expérimenté pour nous faire franchir ce palier et devenir un des tous meilleurs clubs en France et en Europe" .

Laurent Labit (Racing 92) avec Laurent Travers et Ronan O'Gara - 7 août 2015

Laurent Labit (Racing 92) avec Laurent Travers et Ronan O'Gara - 7 août 2015Icon Sport

Un recrutement "à la toulonnaise", avec des anciens All Blacks trentenaires (Carter, Rokocoko, Masoe, Filipo), après avoir définitivement fait le deuil de son propre modèle : celui d'enrôler des Celtes dans la fleur de l'âge.

Nyanga : Il ne faut pas voir trop grand trop vite

C'est aussi dans cette optique qu'a été pris Yannick Nyanga. Le flanker international (31 ans) connaît la recette du succès. Celle qui a fait du Stade toulousain l'épouvantail de la H-Cup au cœur des années 2000. Lui l'assure, tirer dès à présent des plans sur la comète ne mettra pas les Franciliens sur orbite dans leur conquête de l'espace européen.

"Il ne faut pas voir trop grand trop vite. L'ambition que peuvent avoir des clubs comme le Racing et le Stade toulousain est la même et se traduit par des attitudes au quotidien. S'entraîner dur, ne rien laisser au hasard, mettre l'équipe avant sa propre personne et procéder par étape. Ce que je dis ne fait peut-être pas rêver, mais c'est la vérité et le seul chemin vers le succès. Soyons humble dans notre façon d'aborder les matchs car il ne suffit pas de dire qu'on ambitionne d'être le meilleur club de France ou d'Europe pour les gagner".

Yannick Nyanga (Racing 92)

Yannick Nyanga (Racing 92)AFP

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
Les commentaires sont désactivés pour cette publication