Panoramic

Champions Cup - Depuis 1990 et l'époque show-bizz, le Racing attendait pour vibrer

Depuis 1990 et l'époque show-bizz, le Racing attendait pour vibrer

Le 13/05/2016 à 09:15Mis à jour Le 13/05/2016 à 09:33

COUPE D'EUROPE - Club phare des années 90, le Racing dispute samedi sa première finale européenne contre les Saracens. 26 ans après le dernier sacre de la génération show-bizz.

26 ans d'attente. C'est le temps que les supporters du Racing 92 (ancien Racing Club de France, puis Metro-Racing et Racing-Metro) ont dû patienter avant de connaître de nouveau les joies de disputer une finale. Bien sûr, il y a eu entre temps la finale d'accession en 2008 perdue face à Mont-de-Marsan. Mais difficile de lui accorder la même importance qu'une finale de Coupe d'Europe ou d'une pour la quête du Bouclier de Brennus.

Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître

Club mythique et atypique, le Racing avait perdu pas mal de son lustre dans les années 90 et 2000. Avant l'arrivée de Jacky Lorenzetti en 2006 et la remontée en Top 14 en 2009. Depuis, la montée en puissance se fait par étapes, le club francilien ayant passé la vitesse supérieure cette saison avec notamment les arrivées de Masoe, Carter et Rokocoko, trois All Blacks expérimentés.

Au moment où leurs glorieux aînés soulevaient le Bouclier en mai 1990, une partie de l'effectif actuel du Racing n'était même pas encore de ce monde à l'image des Barba, Ben Arous, Chat, Chauveau, Dupichot, Dussartre, Gomes Sa, Goosen, Retière, Robinson, Tameifuna, Thomas, Vartanov ou Voisin. Symboles de cette nouvelle génération dorée, Henry Chavancy, Alexandre Dumoulin, Brice Dulin, Wenceslas Lauret et Maxime Machenaud n'en ont eux certainement aucun souvenir vu leur jeune âge à l'époque.

Patrick Serrière, capitaine du Racing champion de France 1990

Patrick Serrière, capitaine du Racing champion de France 1990Icon Sport

Bérets basques, noeuds papillon et champagne

Ils ont manqué l'une des équipes qui a pourtant le plus marqué le rugby français. Certains comme Béziers ou Toulouse ont dominé sur une période leur sujet, au point de se construire un beau palmarès. Le RCF, lui, n'a remporté qu'un seul titre mais est resté dans les mémoires pour son côté décalé. A l'origine, une bande de potes qui avait choisi la fantaisie pour s'exprimer sur le terrain.

Le Racing a déjà été sacré champion de France à quatre reprises (1892, 1900, 1902, 1959) quand la génération show-bizz s'est qualifiée en 1987 pour la finale du championnat. Fantasques, les Ciel et Blanc avaient porté des nœud papillon rose tout le match en hommage à leur mascotte, la panthère rose. Ce qui ne leur avait pas empêché de s'incliner face au RCT des Diaz, Herrero, Champ, Gallion, Louvet et Melville notamment (12-15). Plus tôt, c'est vêtus de bérets basques qu'ils avaient défait les Bayonnais à Jean-Dauger.

David Jaubert (Toulon) marque un essai face au Racing - 22 mai 1987

David Jaubert (Toulon) marque un essai face au Racing - 22 mai 1987AFP

Pas de quoi refroidir les ardeurs des trois-quarts franciliens, garants de l'esprit show-bizz, au moment de retrouver le Parc des Princes, trois ans plus tard face à Agen. "On allait en finale pour la deuxième fois. Quand tu y vas pour la première fois, tu es content d'y être. Tu te rappelles quand tu étais gamin et que les regarder à la télé. Quand tu perds, tu te dis que si tu y reviens, ce n'est pas pour beurrer les sandwiches" , nous raconte Jean-Baptiste Lafond.

Avec Franck Mesnel, Yvon Rousset, Eric Blanc et Philippe Guillard, ils avaient même formé le Showbizz Band, groupe de musique éphémère. Ce 26 mai 1990, les nœuds pap' sont toujours là, comme pour conjurer le sort, et cette fois, ça leur porte chance (22-12 a.p). Dans le sillage d'un pack monstrueux où figuraient Laurent Bénézech, Laurent Cabannes et le capitaine Patrick Serrière (2,07 m), les hommes de Chritian Lanta et Robert Paparemborde sont couronnés. Tout ça après avoir bu du champagne à la mi-temps dans les vestiaires !

Pierre Berbizier (Agen) lors de la finale 1990 contre le Racing

Pierre Berbizier (Agen) lors de la finale 1990 contre le RacingAFP

Lafond: "Un souvenir fabuleux"

Lafond se souvient : "J'ai un souvenir fabuleux parce que c'était une équipe de potes. On égalise en plus à la dernière minute grâce à un coup de pied de notre ami Geoffrey Abadie qui nous a quittés depuis. Pour gagner une finale, il faut un peu de chance. Sans cette pénalité tardive, on passait à la trappe. Mais c'était écrit cette année-là..."

Et de faire un parallèle entre le Racing 1990 et celui de 2016 : "Je me dis que par rapport à l'investissement de Jacky Lorenzetti mais aussi pour le boulot des entraîneurs, c'est l'année du Racing. Et c'est peut-être le point de départ d'une décennie où les titres peuvent s'accumuler". Début de réponse samedi à 17h45.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés