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Champions Cup - Bordeaux-Bègles: La victoire qui change tout pour l'UBB

La victoire qui change tout pour l'UBB

Le 09/12/2015 à 16:28Mis à jour Le 09/12/2015 à 16:30

En brisant au Stade français sa spirale négative chez les gros du Top 14, l'UBB confirme son entrée dans une nouvelle ère, plus ambitieuse.

En un peu plus de quatre saisons, elle n'avait gagné qu'une seule fois chez un soi-disant plus puissant. C'était en septembre 2011 à Montpellier (20-16), finaliste du Top 14 précédent mais privé de ses internationaux retenus pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Deux autres fois, elle avait arraché deux nuls à Castres (23-23 en avril 2013) et à Clermont (26-26 en début de saison).

Les Girondins avaient surtout ramené beaucoup de frustration de ces déplacements chez les ténors, de Toulouse notamment, prenant au fil des ans des bonus défensifs partout sauf... à Paris où, historiquement, ils ont toujours pris le bouillon. Le signe indien a donc été vaincu et, sans être dans un grand jour sur le terrain de Jean-Bouin, avec une mêlée en souffrance sur la fin (essai de pénalité concédé, carton jaune pour Sekope Kepu), l'UBB a peut-être trouvé le déclic psychologique en déplacement qu'elle cherchait tant.

Loann Goujon et Julien Rey (UBB) - 5 décembre 2015

Loann Goujon et Julien Rey (UBB) - 5 décembre 2015AFP

En faisant preuve d'opportunisme (essai de la victoire inscrit en infériorité numérique), de solidarité défensive, le dénouement a été heureux pour les hommes de Raphaël Ibanez. Désormais plus matures, jouant sans complexe face à la majorité des autres équipes, ils disposent aujourd'hui d'un arsenal tout autre que ces dernières années. En doublant, voire triplant tous les postes, en vidant son infirmerie (Luke Braid et Sébastien Taofifenua en sont les seuls pensionnaires), une nouvelle émulation s'est installée au sein de la formation du président Laurent Marti.

Cela se voit à l'entraînement où l'on retrouve fréquemment 35 joueurs disponibles en même temps, avec des séances de qualité supérieure. La double opposition contre les Ospreys en Champions Cup va permettre au staff girondin, qui n'a jamais été autant gâté en qualité et en quantité, de voir tout ce beau monde en action. Avec un objectif, ne pas affaiblir les équipes de départ.

Un appétit offensif retrouvé

Certains joueurs, à la tangente depuis quelques semaines, sont preneurs d'un match avec les espoirs - qui cartonnent dans leur division - pour reprendre ou garder le rythme et revenir ainsi plus facilement dans la boucle, à l'image de cadres confirmés comme le capitaine historique Matthew Clarkin ces deux derniers week-ends ou de l'ouvreur Pierre Bernard dimanche à Moga face au Stade français (47-19), a priori partants pour Swansea samedi.

"Avant on était déçu de ne pas être dans les 15, maintenant, on est content d'être dans les 23" pourrait être ainsi la maxime des joueurs de l'UBB qui, en plus, coïncidence ou non, vient de retrouver son appétit offensif. Lors des trois derniers matchs, l'UBB vient d'inscrire douze essais (3 à Exeter, 6 contre Pau, 3 à Paris) alors qu'elle était restée muette durant près de 315 minutes (Toulouse, La Rochelle, Brive).

La joie des Girondins lors de leur victoire à Paris

La joie des Girondins lors de leur victoire à ParisAFP

Tout le monde semble au diapason: si le demi de mêlée Yann Lesgourgues semble avoir été le détonateur derrière et le talon Ole Avei devant, le polyvalent Baptiste Serin l'artificier "même si j'ai été nul à Paris", c'est l'ancien (35 ans) Heini Adams qui a inscrit l'essai de la gagne à Paris, après un cadrage débordement et une course tranchante presque irréels d'Avei (32 ans) sur Plisson. Comme un symbole, on jouait la 79e minute.

Si désormais quand elle est joue moins bien, elle arrive à décrocher des victoires - ce qui n'était pas trop le cas la saison dernière - qui lui permettent d'avancer et de s'inscrire enfin dans la durée dans le Top 6, l'UBB peut légitimement voir grand, voir haut. En attendant les premiers pas de sa recrue star australienne Adam Ashley Cooper, vraisemblablement dans dix jours à Chaban.

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