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Le Bleu du samedi : Villière, on ne change pas une équipe qui gagne

Le Bleu du samedi : Villière, on ne change pas une équipe qui gagne

Le 15/05/2022 à 10:12Mis à jour

CHAMPIONS CUP - Si Toulon s'est brillamment imposé face aux terribles Saracens ce samedi (25-16), c'est en grande partie grâce à son ailier international Gabin Villière. Comme à son habitude, le casqué s'est démultiplié, que ce soit en attaque ou en défense, pour martyriser les pauvres Anglais et gagner un nouveau match. La routine quoi.

Il est un facteur X. Le genre de joueur à avoir absolument dans une équipe qui vise des titres. Que ce soit avec l'équipe de France ou avec Toulon, Gabin Villière est cette saison un monstre. Un joueur qui chérit tellement la culture de la gagne, qu'il n'a plus perdu un match de rugby depuis le 16 octobre. Sept mois que l'ailier au casque rouge ne connaît plus la défaite, et enchaîne les performances de très haut niveau. Chelemard avec les Bleus, c'est désormais avec le Rugby Club Toulonnais que le natif de Vire (Calvados) fait des ravages, dans une fin de saison excitante en tout point de vue.

Ce samedi, face aux Saracens, l'inoxydable Villière a encore fait des siennes. Dans une demi-finale de haut-niveau, qui n'était pas sans rappeler les grandes heures du rugby européen des années 2010, Toulon a triomphé des "Sarries" pour se donner le droit de disputer "sa" finale de Challenge Cup, à Marseille. Pour cela, les Varois ont pu compter sur un doublé de leur ailier virevoltant. D'entrée de match, il profitait d'un bon ballon de récupération et d'un gros travail de Louis Carbonel - lui aussi auteur d'un énorme match - pour faire admirer ses qualités de conservation du ballon à quelques mètres de l'en-but adverse. Deux temps de jeu plus tard, après une jolie combinaison, Villière héritait du ballon sur son aile et marquait, en marchant, le premier essai du match.

Deux essais, mais pas seulement

Juste avant la mi-temps, c'est après un énorme travail balle en main de la troisième ligne que le petit gabarit était décalé, une nouvelle fois sur son aile gauche. Vif, il déposait aisément Aled Davies pour planter le deuxième essai des siens, et donner un avantage si précieux à ce moment-là du match. Un doublé en quarante minutes donc, face à une des meilleures équipes d'Europe. Mais résumer le match de Villière par ces deux réalisations ne serait pas juste. Non, parce que comme d'habitude, l'ailier a aussi joué un rôle de troisième ligne dans ce match.

Lorsque ça cogne il est de ceux qui ne se cachent jamais. De multiples plaquages offensifs, une présence primordiale dans les rucks mais aussi des grattages au sol... Villière a encore mis sa truffe là où certains ne risqueraient pas leur main. Et c'est d'ailleurs ce qui fait la recette de son succès : une activité incessante, un rôle de "chien de garde", mais aussi une faculté impressionnante à toujours être au bon endroit au bon moment. S'il aura, un jour peut-être, besoin de rrpos, il est assurément un des bleus en grande forme en cette fin de saison. Ce n'est pas pour rien si Toulon est l'équipe en forme du moment... Gabin, c'est du très grand art.

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