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Lyon veut aller chercher un titre pour le présent, mais aussi pour l’avenir

Lyon veut aller chercher un titre pour le présent, mais aussi pour l’avenir

Le 27/05/2022 à 14:12Mis à jour

CHALLENGE CUP – Le Lou va disputer la première finale européenne de son histoire, avec l’intime ambition de devenir la première équipe masculine lyonnaise à remporter un titre européen, mais surtout de valider la progression d’un groupe et marquer plus que jamais l’histoire de ce collectif, de ce staff, en soulevant un trophée.

Marseille 2022. Un nom de ville et une année qui ont de suite fait figure d’objectif pour le Lou. Car la perspective de jouer une finale européenne en France et avoir la chance de soulever un trophée a toujours fait office de moteur pour ce groupe, "qui a de suite pris par le bon bout la compétition car on savait qu’il y avait une finale en France à aller chercher. On a envie de gagner ce trophée pour ne plus être ce club bien placé. Il a besoin de titre et le mérite. On a un effectif prêt pour ça. C’est rentré dans la tête des mecs, jouer une compétition pour la gagner. On veut marquer notre empreinte", insiste le troisième ligne international Dylan Cretin.

Et un club qui peut compter sur des joueurs ayant connu ce type d’évènements, "des garçons d’expérience, là pour assumer ce rôle et prendre la pression positive", poursuit le demi de mêlée Jean-Marc Doussain, vice-champion du monde en 2011. Il y a eu cette volonté de désacraliser l’évènement, et c’est là que l’expérience à son importance. Avec en tête, Pierre Mignoni qui a disputé cinq finales en tant que joueur (pour un succès dans ce Challenge Européen avec Clermont en 2007) et qui a participé à six finales en tant qu’entraîneur (les sacres européens de 2013 à 2015 et le Brennus en 2014 avec Toulon).

Si le technicien explique "n’avoir aucun souvenir car [il a] joué des finales, mais chacune est différente, chacune a son histoire", la connaissance de l’approche est importante. Lyon a ainsi pris la direction de la cité phocéenne dès mardi – par souci d’organisation en raison de l’Ascension – mais aussi car "peu importe qui tu joues, le sujet c’est d’être bien ensemble et de soigner des détails. J’ai eu la chance de connaître ces moments, et cela se joue parfois sur la capacité à avoir les 23 mobilisés du coup d’envoi au coup de sifflet final."

La cohésion a été le mot d’ordre de la semaine avec du rugby certes pour entretenir et soigner quelques détails, notamment pour ne pas rester sur cette claque reçue à Bordeaux-Bègles en Top 14 le week-end précédent (défaite 42-10, ndlr), mais principalement pour renforcer le temps passé ensemble. Entre temps libres, bateau et repas, le groupe rhodanien a pu désacraliser l’évènement et très rapidement repérer le Vélodrome.

"Il y a beaucoup d’excitation. C’est une bonne semaine à vivre. Il faut profiter de l’équipe et de l’ambiance pour nous laisser porter jusqu’au coup d’envoi", précise Dylan Cretin. Avec d’ailleurs un groupe qui a reçu le soutien de personnalités lyonnaises, sportives ou autres, pour tenter d’aller chercher ce qui serait le premier titre européen d’une équipe masculine lyonnaise. "Un titre, c’est un titre, mais cette cette finale a une vraie valeur", poursuit Pierre Mignoni.

Le guide Pierre Mignoni

Une valeur peut-être sentimentale pour certains anciens du RCT qui vont retrouver leur ancien club, qui plus est à Marseille, "un stade fabuleux mais avec des repères qui sont les mêmes que dans un autre stade. C’est surtout une fête et il ne faudra pas se poser 10 000 questions", enchaîne l’entraineur, comme celle de la place qu’il a sur le plan symbolique autour de cette affiche devenu un rendez-vous spécial ces dernières années et de la proximité avec la cité varoise.

Lyon n’est pas si loin non plus sur le plan géographique et même si Mignoni rejoindra Toulon cet été , "c’est le futur mais pas le présent. Avec Franck (Azéma), on s’appelle régulièrement, on ne se cache pas. Il y a beaucoup de respect. Ça s’arrête là. Bien sûr que l’on s’est moins appelé cette semaine, par respect, tout simplement. On est tous les deux dans l’action et on fera tout pour faire gagner notre équipe."

Pour laisser notamment une trace indélébile. Devenir des pionniers au sein d’un club et d’une ville. "Un titre, c’est important et là, ce serait pour l’héritage. Cela ferait prendre conscience à certains joueurs de leur potentiel, dit-il alors qu’il aime rappeler que son équipe ne connaît pas ses limites. Quand je suis arrivé il y a sept ans, l’engouement n’était pas le même. On le sent maintenant avec notre public qui est beaucoup plus présent, avec les gens dans la rue. C’est super", reconnaît Pierre Mignoni. Et ça le sera d’autant plus si ce vendredi soir, aux alentours de 23 heures, Lyon soulève le trophée. Qui plus est à Marseille…

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