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Enfin, le Lou tient son titre !

Enfin, le Lou tient son titre !

Le 28/05/2022 à 08:59Mis à jour Le 28/05/2022 à 09:20

CHALLENGE CUP - Premier titre européen de l’histoire du club, cette Challenge Cup remportée par le Lou restera surtout le premier trophée européen jamais remporté par une équipe masculine lyonnaise, tous sports confondus. La concrétisation d’un projet de sept ans.

Enfin, le Lou y est ! Alors que son dernier titre au plus haut niveau remontait à presque 80 ans et un titre de champion de France en 1933, le club rhodanien a écrit à Marseille face à Toulon l’une des plus belles pages de son histoire, en ce vendredi 27 mai 2022. En remportant son premier titre européen, bien sûr. Mais surtout en devenant la première équipe masculine championne d’Europe de l’histoire de la ville de Lyon, tous sports confondus.

Tout sauf anecdotique, une petite semaine après le huitième sacre continental remporté par les filles de l’OL en football. "On a marqué l’histoire du club mais aussi de notre ville, appréciait le président Yann Roubert. J’ai reçu des messages du président Aulas, de Tony Parker, ça fait chaud au coeur. On a senti un gros engouement derrière nous à Lyon cette semaine, qui montre que le club prend une place de plus en plus importante en ville. Et puis, gagner, une Coupe d’Europe ici, à Marseille, c’est un sacré clin d’oeil du destin pour nous."

Une référence à l’antédiluvienne rivalité entre la cité phocéenne et la capitale des Gaules, qui ne doit toutefois pas masquer le tour de force réalisé par le Lou en à peine une dizaine d’années. "Il faut se souvenir d’où l’on vient, rappelait Roubert. Quand j’ai pris la présidence du club voilà dix ans, nous étions huitièmes de Pro D2. L’arrivée de Pierre Mignoni a été un déclic, dans le sens où nous avons bâti un plan en 4 étapes. Un, monter en Top 14, ce que le club avait déjà fait par le passé. Deux, s’y maintenir, e à quoi il ne parvenait pas ces dernières saisons. Trois, devenir un club qui compte et quatre, remporter un titre. Je crois pouvoir dire que ces quatre étapes ont été enfin validées, au bout de sept ans de labeur."

La fin parfaite pour Mignoni

Une étape décisive puisqu’elle va enfin changer l’image du club lyonnais, qui va enfin troquer son costume de gentil sparring-partner de qualité pour devenur définitivement un club qui compte. Un succès qui doit évidemment beaucoup à un homme, Pierre Mignoni, qui quittera Lyon pour Toulon après sept années de labeur acharné, dont ce titre constitue bel et bien la fin parfaite.

"On a été très pudiques vis-à-vis de ce contexte, on en a très peu parlé entre nous, mais tout le monde le savait, admettait le demi de mêlée Baptiste Couilloud. Cette finale marquait un peu la fin d'un cycle où Pierre a apporté énormément. Pour les joueurs à qui il a permis de progresser, on avait tous envie de lui offrir cette victoire, c'est le résultat d'un énorme travail au sein du club. Il a contribué à notre progression."

"Nous avons joué deux demi-finales de Top 14 en 2018 et en 2019, se souvenait Yann Roubert, et 2020 restera éternellement un regret car il nous semble qu’il y avait tout pour aller plus loin cette année-là. Il nous a fallu un peu de temps pour digérer cette crise de la covid mais nous étions revenus cette année bien décidés à jouer sur les deux tableaux. Un début de saison, nous avions présenté notre effectif comme le plus compétitif jamais aligné par le Lou Rugby. Ce titre vient le confirmer." Aux Lyonnais de franchir de nouveaux caps dans les années futures, sous la houlette désormais d’un Xavier Garbajosa qui héritera à la reprise enfin "dépucelée" et décidée à viser encore plus haut.

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