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Cretin : "Il n’est jamais trop tôt pour gagner un trophée"

Cretin : "Il n’est jamais trop tôt pour gagner un trophée"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 24/05/2022 à 17:53Mis à jour

CHALLENGE CUP - Alors que son équipe est en lice pour la première finale européenne de son histoire, le troisième ligne international compte profiter pleinement de cet événement, quelles que soient les conséquences possibles sur la fin de saison du Lou en championnat.

À trois petits jours de la première finale européenne de l’histoire du Lou, comment situez-vous l’effervescence au sein de votre groupe ?

Je ressens beaucoup d’envie, forcément. Tout le monde est très excité à l’idée d’être à vendredi soir, il faut profiter de tous ces beaux moments. Ce qui est certain, c’est qu’on se présentera sur le terrain sans ressentir plus de pression que ça, hormis celle de montrer notre meilleur visage.

À quel point votre large défaite à Bordeaux la semaine dernière vous a-t-elle affectée ?

On a tout de suite switché sur la finale après le match, ça ne servait à rien de s’éterniser. Le debriefing a été effectué dans les vestiaires de Chaban-Delmas : points forts, points faibles, et il y avait évidemment beaucoup plus de points faibles. Mais comme on n’avait que six jours pour se préparer à la finale, il ne fallait pas se polluer plus que ça avec ce match contre l’UBB.

N’avez-vous pas le sentiment que la finale de Coupe d’Europe a pu jouer dans le résultat de la semaine dernière, dans le sens où vitre équipe a longtemps tenu, puis lâché quand elle a compris qu’elle ne pourrait plus gagner ?

Peut-être, je ne saurais pas l’expliquer. C’est compliqué de jouer sur deux tableaux en même temps, mais ce n’est pas une excuse. On a connu un jour sans, voilà, peu importent les raisons. Par contre, il s’agit de montrer très rapidement notre véritable visage. Aujourd’hui, on regarde devant, en se concentrant davantage sur l’approche mentale que sur le jeu. Au niveau du jeu, on a quelques certitudes, on sait ce qu’on sait plutôt bien faire, et il s’agira de très bien le faire vendredi.

" Le RCT sera un adversaire redoutable"

Le fait de voir cette journée placée entre les deux dernières journées de Top 14 n’est-il pas étrange, dans la mesure où il peut "fausser" la fin du championnat ? Lyon doit-il se choisir un seul objectif ?

Tous les ans, on essaie d’être le plus performant possible en Coupe d’Europe. Le fait d’être reversés en Challenge nous a donné l’ambition de bien y figurer et de jouer sur les deux tableaux, car nous avions l’effectif pour. Depuis le début de la saison, le Challenge est un de nos objectifs. On est à 80 minutes de remporter un trophée, et il n’est jamais trop tôt pour cela.

Le fait d’affronter le RCT rend-il cette finale d’autant plus symbolique à vos yeux ?

Je ne sais pas, il faudrait plutôt le demander à Pierre Mignoni ou aux ex-Toulonnais (sourire). Tout ce que je sais, c’est que le RCT sera un adversaire redoutable, qui a connu un début de saison compliqué mais qui tourne actuellement à plein régime, à son meilleur niveau.

Les Lyonnais qualifiés en finale européenne pour la première fois de leur histoire.

Les Lyonnais qualifiés en finale européenne pour la première fois de leur histoire.Icon Sport

Toulon est aussi l’équipe qui vous a infligé un cinglant revers à Gerland (10-43) voilà un peu moins de deux mois... Le sentiment de revanche peut-il jouer vendredi ?

Bien sûr que ce match nous est resté en tête, ce serait mentir de dire qu’on ne va pas y faire mention. Mais bon, on ne joue pas non plus un match aller-retour… Au Vélodrome, on jouera un titre sur 80 ou 100 minutes et ce qui importe, c’est d’être prêt vendredi à 21 heures. Tout ce qui s’est passé avant ne comptera plus.

Toulon est aussi un adversaire que vous avez battu en barrages à Mayol en 2018. Cette expérience peut-elle vous servir, dans le contexte hostile du Vélodrome ?

Non. Ce n’était pas du tout les mêmes équipes, pas du tout le même contexte. On sait que le contexte nous sera hostile, mais on va s’y préparer.

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