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Lyon, un chemin tortueux vers l’apothéose

Lyon, un chemin tortueux vers l’apothéose
Par Rugbyrama

Le 28/05/2022 à 10:00Mis à jour

CHALLENGE CUP - Le vainqueur du Challenge Européen a connu un parcours continental sans accroc (8 victoires en autant de rencontres). À contrario du Top 14, où le LOU a chauffé le chaud et le froid…

Ils l’ont ! Sept ans après avoir rejoint la cour des grands, Lyon s’est offert un trophée, vendredi soir, à l’Orange Vélodrome, en surclassant le RC Toulon de long en large (30-12). Un match linéaire à l’opposé de leur saison où les ouailles de Pierre Mignoni ont fait les montagnes russes. Dernier exemple en date, le week-end dernier, les Rhodaniens avaient fait jeu égal avec l’UBB (6-3 à la pause) avant de sombrer en deuxième période (42-10).

Lyon rend la monnaie de sa pièce aux Varois

À la lutte pour le Top 6 (8es, à 3 points de Toulouse), les Gones courent après le temps perdu depuis février dernier et une vilaine série de matchs - 4 revers en 5 rencontres dont le dernier face à… Toulon dans son antre (10-43). Après cette gifle, Mignoni et les siens sont partis en stage pour remettre les pendules à l’heure. Depuis, toutes compétitions confondues, les équipiers de Couilloud, élu homme dimanche lors de la finale, ont enchaîné 6 victoires sur les 7 dernières rencontres. Le remède a été efficace, la leçon apprise et récitée.

À l’Orange Vélodrome, ils avaient surtout une revanche à prendre sur leur bourreau d’avril dernier : "Ils nous avaient mis une belle leçon à domicile", s’est souvenu Couilloud au moment d’analyser la partition de son équipe. Jordan Taufua, qui a dicté la férocité du paquet d’avants lyonnais, a pris la balle au bond : "Les gens parlaient pas mal de Toulon avant le match. Nous, on n'a pas trop parlé, on voulait juste jouer. On l'a fait." Après avoir pris des coups, ils ont su les rendre dans un match où ils ont su "étouffer", dixit Azéma, le rouleau compresseur RC Toulonnais.

Un plafond de verre dépassé

Toujours cité parmi les outsiders de l’Hexagone, mais dans l’ombre d’autres cadors historiques, le LOU a prouvé qu’il existait. Surtout, il a démontré qu’il pouvait être létale dans un moment charnière. Enfin !

Cette fois, ils ont su répondre au rendez-vous à la bonne heure, au bon moment, au bon endroit : "On est un groupe qui a mûri. On s’est nourri de nos échecs, avoue Couilloud. Aujourd’hui, le groupe était encore jeune pour mener cette équipe, notamment à la charnière. Les joueurs d’expérience nous ont amené de la sérénité. Tout a été mis en œuvre cette année pour qu’on grandisse ensemble et qu’on gagne cette Coupe d’Europe." Un certain aboutissement pour un projet qui a été bâti pierre par pierre. La plus célèbre, la dénommée Mignoni, va rouler jusqu’en Rade avec l’esprit du devoir accompli.

Désormais, les pensionnaires du Matmut Stadium ont dix jours devant eux pour savourer le goût d’un premier titre. Avant de jouer une place à couteaux tirés dans le Top 6, dans un véritable huitième de finale, lors de la réception du Stade rochelais, dimanche prochain.

D’ici cette date, le temps sera long et les festivités "intenses" comme le confiaient plusieurs joueurs. Mais, après avoir longtemps à jouer à "qui pouvait le moins", ils pourraient devenir adeptes du "à qui le plus" !

Mathias Merlo

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