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UBB : le match que tous veulent jouer

UBB : le match que tous veulent jouer

Le 17/09/2020 à 09:15Mis à jour Le 19/09/2020 à 15:25

CHALLENGE CUP - Même avec seulement 1000 personnes dans les tribunes, tous les joueurs veulent fouler la pelouse de Chaban-Delmas pour cette première confrontation de phases finales pour l'UBB. Christophe Urios a déjà une petite idée du groupe qui sera sur la feuille de match contre Edimbourg.

Question température, cela ressemble au printemps. Sauf que nous sommes à la rentrée et que le satané virus a pourri le championnat, la Coupe d'Europe et le début de saison bordelo-béglais. Alors, ce quart de finale de Challenge Cup, obtenu avec brio en début d'année, se présente après un seul match de Top 14. « On se faisait une fête de ce premier match de qualification. Franchement, quand cela nous est arrivé l'année dernière, on s'imaginait jouer devant un stade comble. » Avoue Christophe Urios. « C'est comme cela les phases finales. » Celles-ci seront bien différentes : 1000 personnes autorisées au stade en raison de la propagation du virus en Gironde. Bien triste pour un club qui possède la meilleure affluence du Top 14 et qui joue la première rencontre de phases finales de son histoire.

Alors, en plus, jouer un match de cette importance avec seulement 80 minutes dans les gambettes, relève presque de la 4e dimension. « Oui, c'est particulier » confirme Yann Lesgourgues. « Normalement, les phases finales, c'est à la fin de la saison. Mais voila, on se l'est « pelé » l'an dernier. Il s'est passé ce qui s'est passé. Cela reste une fête incroyable pour nous, pour le club, pour les supporters malgré qu'ils ne puissent pas tous venir. » Christophe Urios insiste sur l'importance de ce match : « C'est le seul héritage que nous avons de l'année dernière. C'est important quand même. On a suffisamment été frustré tout au long de la saison dernière. Il faut profiter de ces moments parce que c'est le seul héritage avec le titre de champion d'automne qui n'en est pas un. »

Top 14 - Yann Lesgourgues (Bordeaux)

Top 14 - Yann Lesgourgues (Bordeaux)Icon Sport

Une équipe armée pour battre Edimbourg

Alors trop tôt ce match ? « Oui, je suis déçu que ce match arrive aussi tôt » explique le manager girondin. J'aurais tellement voulu que l'on joue le Stade Français pour que l'on ait une base un peu plus costaud. » Car toute son équipe veut jouer ce match, c'est une évidence. Le groupe quasi-inchangé renforcé par Petti, Dweba et Lam, attend avec impatience, la composition de la feuille de match. Et ceux qui n'ont pas été du premier match de l'UBB, avec peut-être plus d'envie. Christophe Urios avait pour la venue de Brive, fait jouer à plein la concurrence. « Il n'y a pas de CV. Je fais partie des entraîneurs qui valident l'entraînement. Mardi, sur certains secteurs, on n'a pas fait un bon entraînement et notamment certains joueurs. Il n'y a aucune raison que je les mette sinon, je ne suis pas juste par rapport aux autres. Et ils le savent ça. Je ne fonctionne pas par CV, mais par rapport à ce que je ressens, ce que je vois et le match du week-end. » Ca, c'était la semaine dernière.

Ainsi Maxime Lucu, mais aussi Alexandre Roumat et Cyril Cazeaux, n'avaient pas été retenus pour affronter les Corréziens. Pour la réception des Écossais, son discours n'est pas tout à fait le même. Le coach bordelo-béglais serait-il tenté de garder l'équipe qui a joué le seul match de la reprise ? « Non. Il va y avoir des joueurs qui vont jouer le match, qui n'ont pas joué le premier. La concurrence compte. Bien sûr qu'elle compte, mais c'est un match de phase finale. Donc c'est un match différent. On fera jouer l'équipe qui me semble la plus armée pour battre Edimbourg. Quand tu fais des matchs de phases finales, l'expérience est importante. Donc on fera jouer des joueurs qui ont aussi cette expérience de la phase finale, même s'ils ont un peu moins de rythme que les autres. »

" On s'en souvient toute sa vie "

Voila qui réduit un peu, les choix possibles. Car question effectif, l'Union voit double quasiment dans toutes les lignes. Cobilas ou Tameifuna, Petti-Marais ou Douglas-Cazeaux, Woki ou Diaby ou Roumat ? Et dans les lignes arrières, quid du choix entre Lamerat, Tamanivalu, Dubié et Seuteni ? Qui choisir entre les supersoniques Cros, Cordero et Lam, même si ce dernier semble encore un peu juste ? Christophe Urios a décidé de faire dans le solide, le confirmé, avec les papas du groupe.

Car ce match est à élimination directe : « C'est "one shot". Cela veut dire que tu le joues pour gagner. Donc, peu importe la façon dont tu le gagnes. C'est pas important. Si le match doit être spectaculaire, eh bien on fera un match spectaculaire. Mais si c'est un match serré, fermé, où il y a beaucoup de jeu au pied, il faut que l'on soit capable de l'accepter. Ce n'est pas un problème. On veut gagner le match contre une équipe qui est plus prête que nous. Donc, il faudra jouer avec des artifices un peu différent, que notre esprit prenne le relais et que les joueurs d'expérience passent devant. » On laissera le dernier mot à Yann Lesgourgues. Le demi de mêlée veut savourer : « J'ai envie de dire peu importe. Ces matchs-là, que ce soit le 1er, le 2e après le championnat, ce sont toujours des matchs particuliers. On n'en joue pas beaucoup. Et gagner ce genre de match là, on s'en souvient toute sa vie. » Même devant 1000 personnes.

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