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Ollivon : "L'état d'esprit, c'est le minimum syndical"

Ollivon : "L'état d'esprit, c'est le minimum syndical"

Le 23/11/2019 à 12:16

CHALLENGE CUP - Avec une victoire arrachée d'une transformation à la 89e minute (17-16), Toulon se défait des Scarlets et prend la première place de la poule 2. Charles Ollivon est revenu sur cette victoire. Étriquée mais précieuse.

Charles, comme la semaine passée à Bayonne, l'une des forces de cette équipe c'est d'y croire jusqu'à la dernière seconde...

Oui, c'est l'une de nos forces, en effet. Et nous ne l'avons pas toujours eu. Avec ce groupe, on essaye de "construire", on le répète un peu souvent, peut-être même parfois trop, donc c'est bien qu'il y ait des actes. On a tous vu qu'aujourd'hui on n'avait pas fait un grand match, mais je pense qu'on s'en rappellera. On s'est dit des choses au moment où c'était critique et même si ce n'est pas un exploit de gagner aujourd'hui, je pense que ce n'est pas rien... Pour l'état d'esprit, et pour se trouver des choses à nous-mêmes.

Ç'a été irrespirable jusqu'à la dernière seconde, car vous étiez dépendants de la transformation d'Anthony Belleau.

Est-ce qu'on a douté ? Évidemment. Car on est dans le match, mais on n'est pas très à l'aise. On aurait aimé être plus sereins... On a eu des passages à vide, et on s'est bien rendu compte qu'on n'avait pas su accélérer quand il le fallait. On s'est fait peur tout seul. Au final on se craint nous-mêmes, car on a vu aujourd'hui que ce n'est pas tant l'adversaire qui nous met en difficulté. Ils ont fait le match qui fallait, encore plus à quatorze. Mais nous avons été défaillants dans certains secteurs... Heureusement on a réussi à aller chercher les quatre points. C'est ce qu'on retiendra, avec l'état d'esprit.

Certains joueurs ont pris la parole, en fin de match ? On pense notamment à Sergio Parisse, qui faisait sa première apparition avec le RCT.

Oui, Sergio a parlé. On le connaît, on sait que c'est un super joueur, avec de l'expérience et du vécu. Il a compté, bien sûr. Mais finalement, au-delà du fait que certains mecs aient pris la parole, nous nous sommes écoutés. Même si ce n'était pas vrai tout le match, on a su le faire lors des moments critiques, et à partir de là ce n'était pas la pagaille, ce qui nous a permis de garder la tête froide et les idées claires.

" Pour nous, pour le public. On s'est battu jusqu'à la fin"

Comment expliquez-vous la changement de visage de l'équipe entre la première et la deuxième période ?

On a baissé de rythme, tout simplement. On a tous fait des fautes. Nous ne sommes pas restés dans le cadre, et peut-être qu'inconsciemment nous nous sommes relâchés avec le carton rouge. Eux ont joué à leur main, ont fait ce qu'ils avaient à faire, à savoir taper des grands coups de pompe pour jouer chez nous. De notre côté on a senti qu'on avait des opportunités mais on les a mal jouées. On ne va pas chercher 36 000 explications...

En fin de match, alors que vous aviez choisi plusieurs fois la mêlée après la sirène, vous décidez finalement d'aller en touche. Pourquoi ?

On prend la touche car on n'est plus à cinq mètres de la ligne. Et même si nous les avions enfoncés en mêlée, on n'aurait pas obtenu d'essai de pénalité. Donc on voulait marquer, et il fallait revenir près des cinq mètres. On se dit qu'on pouvait enclencher un ballon porté. On tente le coup et on le réalise à merveille. Alors même si on ne va pas se jeter des fleurs, il était important de le mettre.

Et en plus c'est vous qui marquez.

Non, ce n'est pas moi (il hésite). C'est Liam (Messam) peut-être... Je ne sais pas. Je sais que j'ai le ballon à un moment, mais ce n'est pas moi. Je le laisse à... je ne sais pas qui d'ailleurs (rires).

Enfin, comment avez-vous vécu l'ultime transformation, d'Anthony Belleau ?

Déjà, on ne la regarde pas, on était en cercle... On entend crier, puis moins, puis crier à nouveau, mais moi je n'ai rien vu. J'étais de dos et j'ai juste écouté. C'était cool. Il y a eu un petit moment d'hésitation et j'ai su dans le vestiaire qu'elle avait touché le poteau.

Que va vous apporter ce succès étriqué ?

C'est un secret pour personne, mais des scenarii comme celui-ci on n'en a pas gagné beaucoup depuis deux saisons... Donc je pense que c'est bien. Pour nous, pour le public. On s'est battu jusqu'à la fin, et pour en avoir discuté après le match, ce sont des choses que l'on doit montrer quand on joue pour ce club. L'état d'esprit, c'est le minimum syndical.

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