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Dweba : "La chance de prouver que je suis un bon joueur"

Dweba : "La chance de prouver que je suis un bon joueur"

Le 24/09/2020 à 10:01Mis à jour Le 24/09/2020 à 10:02

CHALLENGE CUP - Joseph Dweba est une des recrues star de l'UBB, cette année. Le jeune et explosif talonneur sud-africain se confie avec bonne humeur malgré son histoire, sur sa vie, et son accueil à l'Union.

Rugbyrama : Vous avez eu des moments difficiles dans votre vie ?

Joseph Dweba : Ma vie a été dure. J'ai pu compter sur ma mère qui m'a soutenu. C'était une période très dure, mais vous savez, le rugby m'a beaucoup aidé durant cette période à devenir ce que je suis aujourd'hui.

Il y a une personne qui vous a beaucoup aidé durant votre enfance, un éducateur Monsieur Badenhorst.

J.D. : Oui. C'est lui qui m'a fait découvrir et aimer le rugby. C'était difficile au début pour moi de comprendre le rugby quand j'ai débuté. Il m'a beaucoup aidé. Il me prenait à la maison, il s'occupait de moi, le samedi quand on allait jouer. Et après le match, il me ramenait, car il n'y avait pas de bus. Il m'a aidé pour beaucoup de choses. Je lui en suis très reconnaissant.

Vous deviez beaucoup marcher pour aller au stade ou à l'école ?

J.D. : Oui. Quand j'ai débuté ma carrière professionnelle, au Free States Cheetahs, la seule chose que j'avais, c'était une bicyclette que mon coach m'avait acheté, car il n'y avait toujours pas de bus. Deux mois après, j'ai eu un scooter que j'ai utilisé un bon bout de temps. Et puis, j'ai pu ensuite économiser de l'argent et m'acheter ma première voiture.

Est-ce que vous avez toujours joué talonneur ?

J.D. : À l'école primaire, quand j'avais 12 ans, j'ai joué centre (rires). Et après, au lycée, je suis passé 3e ligne centre. Et puis à l'âge de 16 ans, un de mes entraîneurs m'a dit : "écoutes, je pense que tu es trop juste pour jouer 3e ligne. Je pense que tu devrais passer au talonnage." Cela a été dur au début, mais depuis, je suis resté à ce poste.

Currie Cup - Joseph Dweba (Cheetahs) contre les Golden Lions

Currie Cup - Joseph Dweba (Cheetahs) contre les Golden LionsIcon Sport

Aux Cheetahs, pensez-vous qu'on vous a laissé la chance de devenir n°1 ?

J.D. : Oui. Quand je suis arrivé aux Cheetahs, j'étais jeune. Je devais et j'avais envie d'apprendre plus sur le poste. C'était ma première année dans un club professionnel. J'étais jeune, mais j'ai toujours eu envie de progresser et que les choses arrivent vite pour moi. Et en fait, tout ce que j'ai appris durant cette période ont été bonnes pour moi. Parfois, c'était difficile, mais à la fin, cela beaucoup aidé à devenir le talonneur que je suis aujourd'hui. C'est vrai, j'ai toujours eu envie de devenir titulaire, mais les choses prennent du temps. Et durant ce temps, j'ai grandi pour devenir le joueur que je suis. Aujourd'hui, je ne veux pas revenir sur le passé et je veux juste continuer à jouer au rugby.

Pourquoi avoir choisi l'UBB. Vous aviez de nombreuses offres de clubs français ?

J.D. : En fait, c'est très simple. En premier, quand je suis venu à Bordeaux, j'ai vu Heini Adams (rires). C'est la première personne que j'ai rencontrée. Et puis après, j'ai eu un rendez-vous avec Christophe Urios. Et la première question qu'il m'a posée était sur moi et ma famille. Quand j'ai entendu cela, j'ai compris que cet homme avait une autre vision du rugby. Pour moi, cela était clair après cet échange. Il s'est comporté envers moi comme un coach. Il veut que les joueurs soient bien dans leurs vies. Il a compris que si on est bien équilibré dans sa vie, on ne peut être que bien sur le terrain. Pour moi, si ma famille est heureuse, je serai heureux en tant que joueur de rugby. Quand il m'a demandé, si j'avais une famille, si j'allais les faire venir, cela a fait définitivement la différence. Le club a été parfait avec moi. Et puis c'est un club brillant. Il y a tellement de grands joueurs qui sont passés à l'UBB. Aussi, je me suis dit que je pourrais faire partie de leur histoire. Voilà pourquoi, l'Union a été mon choix pour jouer au rugby en France.

De plus, Christophe Urios est un ancien talonneur ?

J.D. : Oui, c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai voulu venir à l'UBB. Je savais que j'allais progresser à ses côtés. Et il m'aide chaque jour à devenir meilleur.

Quelles différences avez vous constaté entre le rugby sud-africain et le rugby français ?

J.D. : Le rugby en France est vraiment plus "fun". Bien sûr, on travaille autant la mêlée et les touches en Afrique du Sud. Pour les touches, il y a beaucoup de combinaisons que je dois apprendre. Et en France, on vous demande de plus participer au jeu. Et ça j'adore. Vraiment, j'adore.

Comment vous sentez-vous en France ? La vie doit être bien différente par rapport à celle que vous avez connue ?

J.D. : Je me sens parfaitement bien. D'abord, je suis très reconnaissant au club de m'accueillir. Il me donne la chance de prouver que je suis un bon joueur. Je découvre une nouvelle équipe, de nouveaux joueurs. Et j'apprécie cela vraiment.

On vous a déjà donné un surnom ?

J.D. : Oui. Certains m'appellent Heini. D'autres Jojo. En fait, ils trouvent différents styles de surnom, chaque jour.

Qu'est ce que vous appréciez dans votre nouvelle vie en France ?

J.D. : Les gens ici sont vraiment gentils avec moi. J'apprécie la nourriture. C'est vraiment bon. Ma famille est très contente ici. Le club est aux petits soins pour nous. C'est une chose que j'apprécie vraiment. J'espère juste que je pourrais rester ici et progresser au sein du club. L'accueil du public ici a été phénoménal. Il y a de véritables supporters et c'est très agréable. J'ai pu jouer à Chaban-Delmas. C'est un très beau stade. On m'a dit que, quand la crise du Coronavirus sera terminée, le stade sera plein. J'espère pouvoir voir cela le plus tôt possible.

Pourriez-vous nous dire quelques mots en français ?

J.D. : Oh non ! (rires). Pas encore. Je débute les cours de français. Je suis encore en plein apprentissage.

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