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Woki : "Nous allons prouver que nous sommes une vraie équipe"

Woki : "Nous allons prouver que nous sommes une vraie équipe"
Par Rugbyrama

Le 25/09/2020 à 16:05Mis à jour Le 25/09/2020 à 16:06

CHALLENGE CUP - Jeune international et demi-finaliste, Cameron Woki aborde la rencontre face à Bristol comme un test. L’occasion de retrouver en face son ancien partenaire Semi Radradra, et de marquer des points en vue de figurer sur la liste du XV de France.

Rugbyrama : vous allez jouer la première demi finale européenne de l’UBB. Quel effet ça fait ?

Cameron Woki : C’est une fierté. Le club a jamais eu la chance d’accéder à une demie finale de championnat européen. Je dirais même que ça va plus loin. On veut aller en finale pour réellement marquer l’histoire du club et on le fait aussi pour tous les supporters, et bien sûr pour nous en tant que joueur.

Avec juste un match de joué, n’aviez-vous pas peur de manquer de rythme face à Edimbourg ?

C.W. : Non car je n’ai pas été surpris par l’intensité qu’ils allaient mettre, c’est du haut niveau. Oui ils étaient davantage frais que nous avec trois rencontres déjà jouées. Mais pour gagner un match de phase finale, il faut du mental et on en a montré face à ces Écossais. Pour la demie-finale, on s’est préparé physiquement même si la semaine a été courte. Et de la même manière qu’on a gagné contre Edimbourg, nous allons être solide mentalement et prouver qu’on est un vraie équipe.

Le prochain adversaire c’est donc Bristol, avec l’un des meilleur joueur du monde : un certain Semi Radradra…

C.W. : C’est un joueur exceptionnel. Cependant nous avons un avantage que d’autres n’ont pas : c’est qu’on le connait depuis deux ans. Et au moins on sait à quoi s’attendre. Mais ça s’arrête là. Car il est capable de tout et il peut débloquer une situation à lui tout seul. Donc malgré le fait qu’on le connaisse bien, ça reste toujours délicat de défendre face à lui. Et puis, il ne faudra pas faire une fixette sur Semi. Oui il est dangereux, mais il y a plein d’autres joueurs de top niveau dans cette équipe de Bristol et on ne peut pas se permettre de surveiller uniquement le centre du terrain.

Revenons sur le rythme de la Challenge Cup. Est-ce que vous ressentez un écart entre ce championnat et celui du Top 14 ?

C.W. : Vous savez, la semaine dernière, on a joué contre une équipe d’Edimbourg dont plus de la moitié des joueurs ont été sélectionnés pour l’équipe d’Écosse (15 internationaux écossais, N.D.L.R.). Donc rien qu’avec ce match on peut constater que le niveau est élevé. La Champions Cup est sans doute la marche la plus haute, mais personnellement je n’y ai encore jamais joué. Et je peux assurer que tous les matchs que j’ai joué dans cette compétition dite inférieure étaient aussi d’un niveau élevé. Encore une fois, la composition d’Edimbourg parle d’elle même avec quelques internationaux.

On imagine que pour vous cette compétition est bon moyen de se montrer, alors que la liste du XV de France va bientôt tomber ?

C.W. : Bien entendu, et tous les matchs ! Y compris ceux de Top 14. Mais il est évident qu’avec le niveau de la Challenge Cup, et des équipes étrangères qu’il y a en face, c’est une nouvelle occasion pour moi de me tester. Et dans un second temps de me montrer. Mais ce qui est important surtout c’est d’abord de penser à ce match. On veut tous écrire l’histoire de ce club.

Le rugby français vit une mauvaise période en ce moment, avec les garde à vue de leur dirigeants cette semaine, et le conflit entre la LNR et la FFR. Est-ce qu’en tant que néo-international cela vient perturber vos performances ?

C.W. : Pas du tout ! En vérité, il y a très peu de choses qui arrivent à me faire déjouer ou à me faire sortir d’une rencontre. Je n’ai pas envie de m’étendre sur cette affaire. Parce que je ne me sens tout simplement pas concerné par ces débats là. À partir de là, non seulement ça ne m’intéresse pas, mais ça ne vient pas non plus perturber mes performances. Je préfère penser à moi, et à mon club, et bien sûr l’équipe de France. Car ça reste une fierté de porter ce maillot là. Et une fois qu’on y est, on a qu’une envie, c’est d’y retourner. Je vis vraiment que pour mon club, et l’équipe de France.

Propos recueillis par Geoffroy Jacqueson

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