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Atonio : "Devant, ils fracassent et derrière, ils vont à 2000"

Atonio : "Devant, ils fracassent et derrière, ils vont à 2000"

Le 19/04/2019 à 13:24

TOP 14 - Le pilier droit de La Rochelle, Uini Atonio, affiche sa sérénité avant la demi-finale de Challenge Cup contre Sale, samedi à domicile. Pour l’international, le contexte a bien changé par rapport à la précédente demi-finale, perdue contre Gloucester en 2017. L’apport de joueurs expérimentés s’avère en effet précieux pour le groupe.

Rugbyrama : La démonstration de Pau (71-21), le week-end dernier, vous a-t-elle mis dans de bonnes dispositions avant cette demi-finale ?

Uini Atonio : Ce n’est pas seulement contre Pau mais ça fait quelques semaines, depuis Toulouse je pense (le 24 mars, ndlr). Nous retrouvons notre jeu mais c’est le moment ! C’est la fin de saison avec les phases finales et cette demi-finale à la maison. C’est mieux d’avoir ce niveau-là que lorsque nous perdions des matchs il y a un mois (le Stade rochelais restait sur cinq défaites en Top 14). Mais il ne faut pas garder ce match comme un match-clé. Il faut oublier ça et continuer même si c’était un bon visage affiché par l’équipe. Pour une fois, on a fait un match de quatre-vingt minutes.

Qu’est-ce qui a évolué positivement ces dernières semaines ?

U. A. : Personnellement, je trouve qu’on s’entraîne un peu mieux qu’il y a deux mois. Et ça se voit sur le terrain. Avant, on jetait des ballons, on faisait des en-avants. Là, nous jetons des ballons un peu partout et il y a ce lien que nous n’avions plus pendant trois ou quatre semaines. C’était un peu dans tous les secteurs, pas seulement en mêlée ou en touche. C’était collectif. Jono est arrivé en novembre et il nous a fait travailler d’une façon que nous ne connaissions pas. Il fallait prendre nos habitudes et ça se voit aujourd’hui que ça paye. Ca court plus à l’entraînement, il y a plus d’impacts à l’entraînement et ça se voit sur le terrain le samedi.

Challenge Cup - Uini Atonio (La Rochelle)

Challenge Cup - Uini Atonio (La Rochelle)Icon Sport

Cette demi-finale de Challenge Cup, c’est l’occasion de vivre une finale européenne en cas de qualification !

U. A. : Oui, c’est énorme. Tout le monde dit que c’est la “petite coupe” mais nous prenons cela comme un objectif. Il faut gagner pour avoir notre place à Newcastle (où se tiendra la finale, le 10 mai) contre l’équipe gagnante de Clermont-Harlequins. Nous essayons de jouer les deux compétitions. Nous allons aligner une très bonne équipe pour battre Sale. Ce sont des trucs qui marquent l’histoire du club. Dans dix ou vingt ans, on ne se souviendra pas de grand chose mais des demi-finales et finales, si.

Que pouvez-vous nous dire des Sharks ?

U.A. : C’est une équipe très joueuse, il faudra qu’on soit en place en défense. Par rapport à Bristol, c’est plus costaud. Bristol était joueur mais pas autant structuré que Sale. Les Sharks, devant, ils fracassent et derrière les mecs vont à 2000 kilomètres/heure, avec Chris Ashton notamment ! Ce sera à nous d’être en place avant eux, d’avoir un peu plus d’envie de gagner.

Les supporters du Stade Rochelais (La Rochelle) agitent leurs drapeaux

Les supporters du Stade Rochelais (La Rochelle) agitent leurs drapeauxIcon Sport

Ressentez-vous une excitation similaire à celle d’il y a deux ans avant la première demi-finale contre Gloucester ou pas du tout ?

U.A. : Bizarrement, non, car c’était mon premier grand rendez-vous après la finale de Pro D2 (face à Agen à Bordeaux, en 2014). Aujourd’hui, nous avons plus d’expérience. Moi, je ne le sens pas pareil. Nous ne savions pas comment préparer des matchs comme ça. Maintenant, avec plus d’expérience et de joueurs qui ont l’habitude de ces rencontres comme Geoffrey Doumayrou ou Jean-Charles Orioli - car ils ont vécu de grands moments -, ça fait du bien au groupe.

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