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Rattez : “Je pense que ça fait plaisir au public de voir un match comme ça”

Rattez : “Je pense que ça fait plaisir au public de voir un match comme ça”

Le 01/04/2019 à 11:24

CHALLENGE CUP - Vincent Rattez a marqué le quart de finale de Challenge Cup, dimanche contre Bristol (39-15). Auteur de deux passes décisives et d’un essai, l’arrière a trouvé des espaces et affolé la défense anglaise. La performance de son équipe met aussi fin à une série de quatre défaites, même si la victoire reste à retrouver en championnat. Un succès plaisant donc sur de nombreux points.

Rugbyrama : Vincent, cette victoire est évidemment précieuse dans le sens où vous passez en demi-finale. Mais ça arrête aussi une série de défaites, non ?

Vincent Rattez : Oui, c’est très important pour le club et la suite de la compétition, et même pour nous le groupe pour enquiller sur le Top 14. Cela fait plusieurs semaines qu’on stagne (La Rochelle reste sur quatre défaites en championnat, ndlr). C’est bien de récompenser le travail de l’équipe car mine de rien, contre Toulouse, nous avons fait un bon match. Il n’y avait pas le résultat escompté mais nous avons pu nous appuyer sur cette performance pour Bristol.

Le match de Toulouse (19-23) vous a donc été utile pour ce quart ?

V. R. : Je pense que oui même si les gens diront peut-être le contraire. C’est vrai qu’au niveau comptable, on s’est fait battre et on a pris aucun point. C’est plus nous qui nous sommes tirés une balle dans le pied en faisant des petites erreurs dans notre camp que Toulouse qui nous a mis à mal. Défensivement, on avait été pas mal et on avait retrouvé notre jeu offensif, à savoir gagner les duels et jouer dans l’avancée. C’est un match qui nous avait fait du bien malgré la défaite.

D’ailleurs, nous avons revu le jeu offensif rochelais ce dimanche, celui que vous décrivez.

V. R. : Nous avons su faire le dos rond sur leurs longues séquences offensives. Et sur nos ballons de récupération, leurs avants étaient fatigués. C’est un jeu de mouvement qui demande pas mal d’efforts. Derrière, nous les ailiers-arrières, nous avions des facilités pour jouer nos duels et à prendre un gros qui avait peut-être fait une dizaine de rucks avant.

Il y avait des espaces. Vos deux courses aboutissent à deux essais en première mi-temps, plus le vôtre en fin de match. Il y a du plaisir quand ça se passe comme ça !

V. R. : On sort d’une période où nous derrière, on essaye de se régaler mais c’est compliqué. Les terrains sont gras, les ballons glissants. Là, je pense que tout était en adéquation pour faire un match ouvert avec cette équipe de Bristol. C’est l’adversaire qui a fait qu’on a pu déployer du jeu, qu’il y a eu des envolées. Et je pense que ça fait plutôt plaisir au public de voir un match comme ça plutôt qu’une rencontre qui se termine à 6 à 3 avec des mêlées et en-avant.

Pour la demi-finale contre Sale, dans trois semaines, l’expérience du match perdu contre Gloucester en 2017 à ce stade de la compétition (14-16) pourrait-elle vous servir ?

V. R. : Oui, on va pouvoir s’appuyer là-dessus pour recevoir la demie qu’on n’avait pas pu gagner il y a deux ans. Je pense en plus que les supporters, au vu de nos dernières prestations, ils étaient un peu déçus. Ca prouve aussi qu’on essaye de penser à eux et que ce n’est pas mort (pour la fin de saison, ndlr).

Place à un déplacement à Castres ce samedi. Bristol et Castres, c’est un peu le grand écart !

V. R. : Oui, ce sera tout autre chose ! On sait que Castres, c’est le rugby pénible, les fondamentaux. Les Castrais ne s’embêtent pas trop avec le ballon avec beaucoup de jeu au pied d’Urdapilleta et Kockott. Il faudra s’adapter car ce sera un autre rugby. On se déplace, on aura peut-être un peu moins de pression par rapport à eux. Il nous faut quand même des points, on essaiera de ramener un résultat de là-bas.

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