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Challenge Cup - Nick Abendanon (Clermont) : "2018 est une année à oublier pour moi"

Abendanon : "2018 est une année à oublier pour moi"

Le 16/01/2019 à 17:08Mis à jour Le 16/01/2019 à 17:12

CHALLENGE CUP - L’arrière anglais de l’ASM a subi deux opérations l’année dernière. Et après son retour contre Toulouse fin décembre, il a rechuté contre l’Usap. Mais le meilleur joueur européen de la saison 2014-2015 en a vu d’autres. Contre Newport, Nick Abendanon aura l’appétit d’un junior, comme tous les espoirs à qui il servira de guide, avec l’envie de revenir à son meilleur niveau.

La loi des séries, Abendanon connait. Alors qu’il pensait en avoir fini avec son épaule opérée en avril, une radio de contrôle passée en septembre lui détectait une hernie discale. Il repassait sur le billard. Une épaule puis une hernie cervicale, Nick Abendanon a reçu le package complet durant cette année 2018. Et pour finir, une blessure aux adducteurs contre l’Usap, avant la nouvelle année, a ravivé de mauvais souvenirs après son opération au même endroit en 2016.

"2018 est une année à oublier pour moi. J’avais fait tout le nécessaire pour revenir après ma blessure à l’épaule mais on a trouvé cette blessure aux cervicales. Je devais faire un IRM sur cette partie du corps plutôt mais avec la blessure à l’épaule, nous l’avons différée. C’était chiant et mentalement comme physiquement cela a été dur. Et pour finir j’ai eu cette petite déchirure aux adducteurs. Cela vient du dos et les six heures de bus pour aller à Perpignan ont eu un impact. Quand mon dos est raide ce n’est pas bon pour les ischio jambiers et les adducteurs. C’était très frustrant. C’était la dernière tranche du gâteau (rires). "

Dans sa vie d’homme, cette "annus horribilis" sur le plan sportif a été sublimée par la naissance d’un petit garçon. "Il est merveilleux, il mange bien, il dort bien c’est super." Le petit Abendanon fait bien de laisser dormir son papa car l’ancien joueur de Bath veut repartir de l’avant et s’exprimer enfin. " Je me sens bien et je dois enchaîner plusieurs matches pour revenir à mon niveau. Il faut que je retrouve la forme. Il faut jouer car c’est difficile pour le corps de reprendre le rythme et le premier match, c’est un choc pour l’organisme. Je croise les doigts mais j’espère que les blessures sont derrière moi. "

" Je croise les doigts mais j’espère que les blessures sont derrière moi. Je me sens bien et je dois enchaîner plusieurs matches pour revenir à mon niveau"

Abendanon a douté, rien de plus normal quand on enchaîne plusieurs blessures, mais il a toujours voulu revenir et garder le cap. "J’ai eu des messages des supporters et cela a été réconfortant" avoue le joueur, très apprécié par la Yellow Army pour ses qualités de joueur et d’homme. "Bendy" est bien en Auvergne, sa famille aussi. En contrat jusqu’en 2020, avec une option pour 2021, Nick Abendanon pense qu’il peut retrouver son meilleur niveau, celui de la saison 2014-2015, sa première à Clermont. Vice-champion d’Europe et meilleur joueur du continent cette année-là, il avait régalé le public par sa classe et sa vista.

Ensuite, après une saison 2015-2016 déjà marquée par les blessures, il avait su revenir pour décrocher un Brennus et réaliser une campagne européenne encore de haute volée avec six essais inscrits dont un en finale contre les Saracens. En 2016, certains le pensaient fini, mais le Phoenix anglais sait renaitre de ses cendres.

Son nouveau retour, même en deux temps, arrive à point nommé. Toeava est absent pour 6 mois, Tuicuvu encore pour plusieurs semaines et même si Nanai-Williams et Betham peuvent couvrir le poste, la présence d’Abendanon, qui peut aussi jouer ailier, est une bonne chose pour Clermont. "Il n’y a plus beaucoup de numéros 15 au club, il ne faut pas que je me blesse. Tim et Peter peuvent aussi jouer derrière. Nous avons fait un bon début de saison et avec l’absence des internationaux nous sommes plusieurs à avoir une carte à jouer."

Nick Abendanon (ASM Clermont)

Nick Abendanon (ASM Clermont)Icon Sport

Contre Newport vendredi soir, il sera, à 32 ans, l’un des papas de l’équipe pour encadrer les jeunes comme Kévin Viallard ou Tani Vili. "Nous sommes capables de gagner là-bas avec une équipe mélangée de jeunes et de joueurs expérimentés. Et les jeunes sont très motivés. Avec la météo annoncée, ce sont les avants qui devront gagner ce match pour nous. Il faudra serrer les dents pour l’emporter car il n’y aura pas 13 essais comme la semaine dernière contre Northampton. Si on peut finir premier avec le plus de points possibles c’est bien. On va tout faire pour gagner car nous ne voulons pas être la première équipe avec ce maillot Jaune et Bleu à perdre pour la première fois depuis octobre."

Un 13e match sans défaite depuis le 6 octobre serait pour l’Anglais une bonne entrée en jeu dans cette année 2019.

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