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Le bonheur d’une grande première pour les Rochelais

Le bonheur d’une grande première pour les Rochelais

Le 22/04/2019 à 19:00Mis à jour

CHALLENGE CUP - Les Rochelais ont obtenu, samedi, leur place en finale de Challenge Cup. Une première à ce niveau pour eux. Cette performance, qui valide les choix de ces dernières années, témoigne aussi d’un club qui se hisse parmi ceux qui comptent en Europe.

Grande coupe d’Europe, petite coupe d’Europe. Peu importait aux Rochelais, ce week-end. En battant Sale (24-20) qu’ils affrontaient pour la première fois, ils ont obtenu une qualification pour la première finale européenne de l’histoire du Stade rochelais. Le retentissement de cette première auprès du fidèle public de Marcel-Deflandre (encore 16 000 personnes samedi, guichet fermé) devrait garnir les sièges du stade encore longtemps.

Cinq ans après un retour en Top 14, deux après une demi-finale ratée contre Gloucester à domicile, déjà en Challenge Cup, La Rochelle renvoie l’image d’un club qui s’amarre au port au sein de la flotte des gros d’Europe. Avec cette troisième phase finale européenne consécutive, le club valide aussi son fonctionnement par plans quinquennaux. Les édifications de deux nouvelles tribunes, en 2014 et 2017, s’en trouvent aussi justifiées par ces parcours européens, avec une saison à venir en Champions Cup.

Voilà pour les leçons générales de cette qualification. Historique évidemment pour un groupe et notamment cinq survivants de la période Pro D2. Présents samedi sur la feuille de match, Uini Atonio, Levani Botia, Kevin Gourdon, Kini Murimurivalu et Romain Sazy ont certainement ressenti de fortes émotions. "Il y a eu du chemin depuis la finale de Pro D2 (contre Agen en 2014, ndlr)", disait Romain Sazy, samedi.

" Une nouvelle expérience"

Les mots ou les phrases, impuissantes pour illustrer la signification d’une qualification à ce niveau, cèdent leur place à un tour d’honneur, à des photos où les regards expriment mieux les émotions. Levani Botia, lui, ne cachait pas les siennes. "Je suis fier des garçons. Je suis heureux pour moi-même, pour mon 100e match avec le Stade rochelais, et tellement heureux qu’on ait battu Sale, pour l’histoire du club", rapportait le centre fidjien, entré le premier sur la pelouse.

Le chemin mènera donc les Rochelais à Newcastle, le 10 mai contre Clermont, où l’histoire se poursuivra. Jean-Charles Orioli d’expliquer la suite à donner à ce parcours de Challenge Cup avec clarté. "Aller en finale, c’est une sorte d’aboutissement mais sportivement, ça ne l’est pas du tout, dit l’ancien Toulonnais. Bien sûr que c’est nouveau pour nous, pour le club mais on attaquera cette finale avec beaucoup de fraîcheur et d’envie. Il n’y a pas le risque de jouer cette finale avant dans la tête. Il y a des joueurs d’expérience dans le groupe, qui ont gagné. Ce sera le rôle de tout le monde de préparer cette finale."

Pour Levani Botia, cette finale 100% française s’annonce bien sûr excitante mais plus difficile que la réception des Sharks de Sale. "Ce sera une nouvelle expérience. Des gars dans le groupe ont connu des finales, et on sait que ce sera encore plus dur qu’en demie. Je pense que tout le monde sera complètement concentré là-dessus", avance le Fidjien. En Top 14, aussi, le parcours de La Rochelle pourrait se poursuivre en phase finale. Septièmes, à égalité avec le sixième Bordeaux-Bègles, les Maritimes se déplacent ce samedi à Perpignan.

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