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La Rochelle, de l'expérience en magasin

La Rochelle, de l'expérience en magasin

Le 09/05/2019 à 12:05Mis à jour Le 09/05/2019 à 13:27

CHALLENGE CUP - S'ils n'ont jamais disputé de grande finale en Jaune et Noir, certains Rochelais affichent pourtant de la bouteille et de beaux palmarès. Et pas n'importe quoi ! Une expérience bienvenue pour la préparation de la finale de Challenge Cup contre Clermont qui permet aussi de casser l'image d'une équipe qui manquerait de vécu.

"Aller en finale, c’est une sorte d’aboutissement mais sportivement, ça ne l’est pas du tout." Champion de France 2014 et triple champion d’Europe avec Toulon (2013, 2014, 2015), le talonneur de La Rochelle Jean-Charles Orioli sait assez bien ce qu’il avance quand il parle de finale. Cette semaine et jusqu’à vendredi, jour de la finale de Challenge Cup, lui et les autres joueurs de vécu auront été au coeur de la préparation de la première finale européenne rochelaise.

Le responsable sportif Jono Gibbes avait déjà eu une telle demande avant la demi-finale à domicile contre Sale. En début de semaine, le Néo-Zélandais était plutôt satisfait de voir que ça perdurait pour la finale. "C’est l’occasion pour les leaders de prendre leurs responsabilités. Certains le font, d’autres moins (sourire) mais le groupe est en forme et tout le monde prend ses responsabilités. D’ici à vendredi, nous aurons mis tout en ordre, en place pour créer notre collectif", disait, mardi, Jono Gibbes qui aborde sa septième finale européenne en tant qu'entraineur. “C’est l’action des joueurs expérimentés, des leaders qui aidera les jeunes joueurs. C’est leur exemple, leur comportement, leur préparation”, souligne-t-il.

Top 14 - Jono Gibbes (La Rochelle)

Top 14 - Jono Gibbes (La Rochelle)Icon Sport

De l’expérience, il y en a depuis quelques saisons dans les rangs de La Rochelle, avec un double champion du monde, le capitaine néo-zélandais Victor Vito (2011, 2015), un autre, le demi de mếlée Tawera Kerr-Barlow (2015). Outre Jean-Charles Orioli, l’ailier Marc Andreu compte, lui, deux titres de champion de France avec Castres (2013) et le Racing 92 (2016), auxquels il faut ajouter une finale de Champions Cup l’an passé. Parmi les parcours qui comptent et aboutis, il y a encore ceux des ex-Parisiens Geoffrey Doumayrou et Jérémy Sinzelle, champions de France 2015 avec Paris et vainqueurs de la Challenge Cup 2017.

Sans oublier que Jono Gibbes, lui-même, a remporté ce trophée lorsqu’il était en charge des avants de Leinster en 2013. Côté expérience, le Stade rochelais est plutôt bien loti. "On a quelques mecs qui ont été champions du monde, champions de Top 14 etc. Ça fait un bon mélange entre nous. Et tout le monde a envie de remporter cette coupe", assure ainsi le pilier droit international Uini Atonio.

Pas de finale déjà jouée dans la tête

Atonio qui nous rappelle aussi que de l’expérience, il y en a chez les internationaux fidjiens Kini Murimurivalu et Levani Botia, et bien sûr les tricolores du club, Dany Priso, Grégory Alldritt, Pierre Bourgarit, ou Kevin Gourdon (sans oublier Atonio en personne et aussi Geoffrey Doumayrou cité plus haut). Doumayrou qui confirme d’ailleurs que tout cela sert pour une finale de ce niveau : "Pierre Bourgarit et Grégory Alldritt ont connu l’équipe de France. Les grands stades, ils connaissent un petit peu. Arthur Retière, lui aussi, il commence à avoir de l’expérience en Top 14. Je ne les sens pas affolés ou inquiets, et c’est plutôt positif". Jean-Charles Orioli, lui aussi, s'avoue optimiste : "Il n’y a pas le risque de jouer cette finale avant dans la tête. Il y a des joueurs d’expérience dans le groupe, qui ont gagné. C'est le rôle de tout le monde de préparer cette finale".

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