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Clermont favori par la force des choses

Clermont favori par la force des choses

Le 09/05/2019 à 11:19

CHALLENGE CUP - Avec leur parcours sans faute, leur belle saison en Top 14, leurs nombreux "X Factor" et leur grande expérience de la Champions Cup, les Clermontois assument en grande partie ce statut de favori donné à l’ASM. Avec beaucoup de recul et sans prise de tête.

Le titre de favori, cela peut être un boulet que l’on traine, un poids de trop sur les épaules avant une finale. Les joueurs de l’ASM, déjà favoris de cette compétition avant de la jouer, car acteurs principaux de l’autre Coupe d’Europe depuis 2010, s’attendaient à cette question embarrassante : Clermont est-il favori ? Tout avait même déjà commencé après la victoire contre l’Usap samedi. Morgan Parra, qui connait la musique, avait pris les devants, sans attendre la question. "La Rochelle n’a rien à perdre, elle joue sa première finale. Je la connais l’histoire, la semaine prochaine on nous mettra favori largement et on dira que La Rochelle est derrière, que c’est un miracle si elle gagne. Je peux déjà vous le faire. Alors que ce n’est pas du tout ça, une finale c’est 50-50. La Rochelle joue avec beaucoup de mouvement, beaucoup de qualités avec un groupe qui a envie de gagner cette finale aussi. Cela va être une belle finale franco-française. 50-50 pour moi. Pour vous l’ASM sera peut-être plus favorite mais pour moi ce sera 50-50."

" Tout le groupe a envie d’aller chercher quelque-chose, cela génère des ondes positives et c’est bon pour tout le monde"

Pourtant, avec ses deux victoires dans la compétition en 1999 et 2007, son parcours sans faute, son expérience en Champions Cup et ses trois finales disputées, l’ASM a un sacré CV. "Je ne sais pas si on peut dire que l’on est favori car La Rochelle monte en puissance poursuivait Camille Lopez. On n’a pas perdu un match donc forcément que l’on peut nous annoncer favori. Mais une finale c’est toujours particulier, il n’y pas de favori." Cette 6e finale franco-française entre le novice rochelais et le baroudeur clermontois invaincu en Challenge Cup, c’est vraiment du 50-50 ? Pour Etienne Falgoux, oui. "Je n’aime pas trop ça, cette vision des choses : favori ou pas favori rappelait le pilier gauche qui aura de sérieux clients en mêlée fermée vendredi soir. La Rochelle n’est pas en finale par hasard. On verra vendredi. "

Comme en 2007 l’année de son dernier sacre, l’ASM peut réaliser un 9 sur 9 dans cette compétition après 30 points pris sur 30 en phase de poule alors que La Rochelle a perdu une fois, chez elle contre Bristol. Mais tous ces chiffres s’effacent ou presque en finale. Clermont devra affronter une équipe maritime pleine de fraîcheur, une première et une troisième-ligne de très haut niveau, un double champion All Blacks, une charnière imprévisible et des individualités surprenantes. Et Jono Gibbes. "Il nous connait mais nous aussi on le connait rigolait Etienne Falgoux. C’est du 50-50."

Challenge Cup - Victoire de Clermont sur les Harlequins

Challenge Cup - Victoire de Clermont sur les HarlequinsIcon Sport

L’ancien coach des avants, titré en 2017 avec l’ASM, aura quand même son mot à dire dans ce secteur. "La Rochelle ça envoie du jeu mais ça cabosse aussi devant rappelle Alexandre Lapandry. C’est l’une des meilleures mêlées du Top 14, c’est très dense. Ils sont très lourds et techniques mais on a de quoi rivaliser, on fait une très bonne saison dans ce domaine-là. Ce sont deux gros packs, deux grosses équipes qui vont s’affronter et c’est pour ça que l’on est tous les deux en finale."

" C’est du 50-50. On a une grosse équipe, ils ont une grosse équipe et s’il faut assumer le statut de favori on l’assumera. Mais maintenant c’est le terrain qui parle."

Avec ses internationaux français et autres, ses "X Factor" aux ailes et en 3e ligne, son expérience, des cadres de retour, son banc, un arbitrage qu’il maîtrise, Clermont a toutes les cartes en main pour dominer cette finale. Et les matches des deux équipes lors de la dernière journée de Top 14 n’ont pas eu le même impact. Alors oui il y a bien ce spectre des finales perdues mais la génération 2017, des Penaud, Raka, Iturria ou Falgoux, cela lui passe au-dessus de la tête et amène une décontraction précieuse au sein d’un groupe qui a vécu une saison galère l’an dernier.

"Le passé c’est le passé, on sait que l’ASM a perdu pas mal de finales mais tout le groupe est parti sur de bonnes bases cette année et tout le monde a envie d’aller chercher quelque-chose, cela génère des ondes positives et c’est bon pour toute l’équipe" avouait Damian Penaud, l’homme en forme de l’équipe. Et comme le disait Alexandre Lapandry : "On ne parle pas des finales perdues car la dernière finale que l’on a jouée, on l’a gagnée." C’était en 2017 contre le vieux démon toulonnais en Top 14, pour la meilleure des Catharsis. Dont acte.

"L’expérience cela aide, cette maturité aussi dans l’avant match expliquait Franck Azéma. Tous les détails comptent mais sur une finale c’est l’envie de l’emporter qui domine. Tu peux toujours faire un non match, être timide mais c’est cette expérience qui te permet de réagir, de ne pas surjouer avant ou d’être timoré le jour du match. L’important quelque-soit le scénario c’est cette capacité à réagir le jour-J. Mes joueurs d’expérience sont importants là-dessus."

Challenge Cup - Les joueurs de Clermont qui font la haie d'honneur aux Harlequins

Challenge Cup - Les joueurs de Clermont qui font la haie d'honneur aux HarlequinsIcon Sport

Slimani, Laidlaw, Timani à l’ASM, Doumayrou et Sinzelle à La Rochelle, il y a d’anciens vainqueurs du trophée dans chaque camp. "Oui, on a beaucoup plus d’expérience c’est vrai avoue Alexandre Lapandry. On a déjà vécu ce type de rendez-vous, ce qui fait qu’on a peut-être plus d’expérience. Mais on sait aussi que le fait de jouer une première finale peut galvaniser. Au rugby je n’ai jamais vu une équipe avoir 20% d’avance sur l’autre. Sinon ce serait trop facile. On l’a vu auparavant. Il faut qu’on assume notre statut, on a fait un très beau parcours. Je dirais que c’est du 50-50. On a une grosse équipe, eux aussi et s’il faut assumer le statut de favori on l’assumera. Mais maintenant c’est le terrain qui parle." Balle au centre, place au jeu.

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