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Kayser : "Cela va être une grosse demi-finale"

Kayser : "Cela va être une grosse demi-finale"

Le 01/04/2019 à 18:03Mis à jour Le 02/04/2019 à 08:53

CHALLENGE CUP - Benjamin Kayser est heureux d’offrir une demi-finale à domicile aux supporters clermontois même si le relâchement de son équipe à l’heure de jeu lui a déplu (61-38). Avant de recevoir les Harlequins, le talonneur s’attend à une opposition encore plus relevée face au Racing 92 et au Stade Toulousain en Top 14.

Rugbyrama : Benjamin, ce quart de finale était complètement dingue ?

Benjamin Kayser : Oui mais nous nous étions promis toute la semaine de ne pas renouveler le même match qu’au mois de janvier (victoire 48-40) et il y a eu vingt minutes de flottement qui nous ont un peu fait sourire mais surtout déplu car ce n’est pas ce que nous voulions faire. On était dans les clous en gardant la main, la possession et en ne rentrant pas dans un jeu de large-large. On ne voulait pas ça, on voulait se concentrer sur notre stratégie offensive. Après, avec une baisse de régime autour de la 60e comme c’est un petit peu le cas d’habitude, et deux ou trois actions mal négociées, nous avons été punis par une équipe qui joue bien ses coups et qui produit un rugby offensif. On aurait pu se faire encore plus peur mais nous avons su avec nos individualités et nos qualités offensives reprendre la main sur ce match. Honnêtement cela nous fait un peu sourire mais aussi un peu chier car à la 55e on était dans les clous.

Vous parliez de ce trou d’air à l’heure de jeu avec trois essais encaissés en cinq minutes. On a l’impression que c’est récurent pour l’ASM face à des équipes qui jouent beaucoup comme les Ospreys ou Exeter ces dernières saisons ?

B. K. : Je n’espère pas. Les Ospreys c’était au milieu d’une saison de merde et la saison dernière cela n’a pas été le cas. Mais vous avez raison, cela nous arrive de temps en temps, c’est peut-être le revers de la médaille d’une équipe qui joue et qui produit beaucoup. Parfois on a un trou d’air physique ou stratégique mais bien sûr que nous n’avons pas envie que cela se reproduise. On continue à apprendre, on continue à murir et à se concentrer sur nous-mêmes car on a beaucoup de travail. Franck (Azéma, ndlr) l’a vraiment souligné, c’est un boulot construit par l’ensemble du groupe. Tous les mecs ont été mis à contribution sur ce match ou en phase de poule. C’est un accomplissement collectif de 45 mecs. Maintenant il y a une grosse demi-finale au Michelin que l’on est ravi d’offrir à notre public. C’était l’un de nos objectifs, il est atteint.

" Tous les mecs ont été mis à contribution sur ce match ou en phase de poule. C’est un accomplissement collectif de 45 mecs"

Les Harlequins en demi-finale c’est un adversaire aussi costaud que Northampton ?

B. K. : Ce sera un match similaire avec une équipe aux grosses individualités, avec un rugby offensif et rapide, centralisé autour de Chris Robshaw, Danny Care et Mike Brown. Ils ont un nouvel entraîneur, Paul Gustard, que l’on connait bien car il a longtemps entrainé aux Saracens. Il a vraiment mis sa patte sur l’équipe. C’est un gros match qui nous attend, toujours aussi rapide et offensif qu’il faudra maîtriser. Si on passe notre temps à défendre, ce sera compliqué mais si on arrive à mettre la main sur le ballon et contrôler le tempo de la partie, on sera bien. Mais c’est dans trois semaines, le président l’a répété, il y a d’autres échéances entre-temps, des joueurs qui vont partir en vacances, d’autres qui vont revenir… C’est le jeu… Mais le premier objectif est atteint et on est ravi.

Le Racing puis Toulouse en Top 14 cela permet de rester en alerte avant cette demi-finale…

B. K. : Oui mais avant ces matches ce n’était pas beaucoup plus facile. J’ai regardé la première mi-temps de Racing-Toulouse, c’était une partie avec une drôle d’intensité… On sort quand même d’une décennie de Coupe d’Europe donc on est bien placé pour dire que dimanche soir ce n’était pas un quart de finale comme j’en ai vécu au Michelin, et dans les tribunes et sur le terrain. Lors de Racing-Toulouse en première mi-temps, cela l’était par contre, c’était costaud comme rugby. Et ça on l’apprend en prenant deux pas de recul. C’est pour ça que nous sommes hyper contents d’être en demi-finale de Challenge Cup car c’est un objectif mais si nous n’avions pas gagné ce quart nous aurions été particulièrement déçus. Cela n’aurait pas été un reflet de notre qualité. Nous allons maintenant nous projeter sur le Racing et Toulouse, des adversaires que l’on respecte beaucoup car ils sont capables de faire de grandes choses. On va les prendre les uns après les autres.

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