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Dernière cartouche pour Toulouse

Dernière cartouche pour Toulouse

Le 11/01/2018 à 11:29Mis à jour Le 11/01/2018 à 11:33

Dimanche, au pays de Galles, le Stade n’aura d’autre choix que de s’imposer s’il veut s’offrir une finale de groupe le week-end suivant à domicile et espérer voir les quarts de finale. Tout en respectant la logique de rotation que s’est imposé le staff depuis l’entame de la compétition.

C’est Ugo Mola qui, le premier, a évoqué ce déplacement à Cardiff dès les minutes qui ont suivi le revers à Pau dimanche. L’entraîneur principal promettait : "On va se tourner vers le Challenge car c’est une compétition qui nous tient encore à cœur et dont nous ne sommes pas éliminés." Effectivement, s’il est mal embarqué, le Stade toulousain a les moyens d’inverser la tendance dans un groupe plus serré et indécis qu’il n’y paraît. Pour cela, un impératif : l’emporter au pays de Galles dimanche pour rester en vie. "C’est un match éliminatoire, quasiment un seizième de finale", promet le pilier Clément Castets.

Maxime Medard (Stade Toulousain) lors du match contre les Cardiff Blues le 20/10/2017

Maxime Medard (Stade Toulousain) lors du match contre les Cardiff Blues le 20/10/2017Icon Sport

Battus de justesse au terme d’une rencontre qui leur a échappé à l’aller, les Toulousains ont donc l’obligation de s’imposer lors de leurs deux derniers rendez-vous. "Il faut gagner pour demeurer dans la course à la qualification, pose le troisième ligne Louis-Benoît Madaule. Ce sera une rencontre, si ce n’est agréable à jouer, on va dire piquante. Que ce soit la petite ou la grande Coupe d’Europe, ça reste un match de rugby à gagner." Pour disputer une véritable finale de poule la semaine suivante à domicile, face à Sale. Ce que ne cache pas Castets : "On veut s’offrir un dernier match de poule à Ernest-Wallon qui peut être très intéressant pour nous."

Une équipe mobile, offensive et rajeunie

Alors pour se donner toutes les chances d’atteindre son objectif, tout en respectant le credo qui est le sien depuis le début de ce parcours européen, le staff stadiste va chercher à s’adapter aux conditions particulières de jeu en ce qui concerne le terrain des Bleus. "Ce sera sur synthétique, note Madaule. On a joué sur ce genre de pelouse récemment au Racing, on effectue régulièrement des séances dessus aussi. Donc on connaît les avantages de cette surface et on a des cartes pour arriver à Cardiff avec quelque chose à faire valoir." Effectivement, les Toulousains bénéficient de ce genre de revêtement dans leur centre d’entraînement et, au-delà, Ugo Mola devrait opter pour une équipe mobile et offensive afin de déplacer le ballon.

Jarrod Evans (Cardiff Blues) lors du match contre le Stade Toulousain le 20/10/2017

Jarrod Evans (Cardiff Blues) lors du match contre le Stade Toulousain le 20/10/2017Icon Sport

Ainsi, les Kunatani, Verhaeghe ou Poï auront sûrement l’occasion de s’exprimer d’entrée. Aussi parce que l’encadrement stadiste a choisi de procéder à des rotations à chacune de ses sorties en Challenge. Une aubaine qui a déjà profité à Mjekevu ou Guitoune, lesquels ont marqué des points en Challenge, ou aux plus jeunes tels le pilier Clément Castets qui devrait également démarrer dimanche : "Le choix des coachs a souvent été de mettre des équipes dynamiques, de s’appuyer sur l’envie de ceux qui ont moins joué. Cela m’a par exemple permis de faire déjà deux matchs en Challenge." À Cardiff, Maxime Duprat (seulement 19 ans) devrait être son remplaçant comme pilier gauche et donc faire sa première apparition chez les professionnels. « Sans laisser cette compétition de côté, les jeunes ont bénéficié d’un peu plus de temps de jeu en Challenge européen », apprécie Castets. Et c’est en partie entre leurs mains que l’avenir européen du club se trouve.

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