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CHALLENGE CUP - Quarts de finale : La Rochelle en mode phases finales à Édimbourg

Avant celles du Top 14, La Rochelle va d'abord découvrir les phases finales européennes

Le 29/03/2017 à 18:04Mis à jour Le 30/03/2017 à 14:40

CHALLENGE CUP - La Rochelle veut profiter de son quart de finale à Édimbourg pour saisir les subtilités d’un match éliminatoire. Avec derrière la tête, ce qui devrait l’attendre en fin de saison en Top 14.

"Un match important pour l’histoire du club, pour le groupe, qui peut nous préparer à ce qui va éventuellement nous attendre en fin de saison. On a qu’une cartouche, si on perd, on rentre à la maison". Voici résumé, par Patrice Collazo, le quart de finale de Challenge Cup qui attend les Rochelais, vendredi (21h) contre Edimbourg à Murrayfield.

En tête du Top 14, avec une bonne liasse de points d’avance sur leurs poursuivants, les Jaune et Noir sont d’ores et déjà assurés de disputer les phases finales du championnat. C’est donc l’approche d’un match couperet qu’ils veulent assimiler, et ils comptent sur Édimbourg pour cela. Le Stade rochelais part en Écosse avec au moins cet objectif en tête.

Levani Botia (La Rochelle) - mars 2017

Levani Botia (La Rochelle) - mars 2017Icon Sport

Acquérir de l'expérience

Cette semaine, le choix fut celui du calme à Marcel-Deflandre. De calmer les corps mais pas les têtes. "L'événement et l’importance de l’échéance doivent suffire à se préparer", souligne Patrice Collazo. "Ce n’est pas l’entraînement qui fait la différence à l’époque où l’on est de la saison. On se doit de maîtriser certaines choses mais c’est surtout se mettre dans la dimension mentale d’un match de phase finale. Et ça, ça demande beaucoup d’implication, de rentrer dans une configuration d’état d’esprit qui fait que c’est un match différent".

Malgré son expérience, Brock James, vainqueur de la compétition en 2007 avec Clermont, ne s’attend pas plus que d’habitude à peser sur la préparation d’avant-match. À chacun d’endosser sa responsabilité. L’ouvreur de 35 ans voit la rencontre de vendredi soir comme une possibilité en plus d’acquérir de "l’expérience pour les matches éliminatoires". "Si on peut aller le plus loin possible, ce serait bien", dit-il. "Dans ce genre de match, on doit être au top. Si on n’est pas à 100%, ce serait dommage. Tout le monde est excité d’y être".

Jouer dans un grand stade, ça compte

Après le quart perdu à domicile en 2011 contre Clermont, le club du président Vincent Merling s’offre cette année l’opportunité d’aller en demie et de la disputer à La Rochelle. Mais à condition de battre Édimbourg, qui reste sur 6 défaites consécutives en Pro 12, où il pointe à la 9e place. "On va tomber sur une équipe déterminée", indique Patrice Collazo. "On sait l’avantage de jouer à domicile. Ils ont des joueurs d’expérience, des internationaux qui sortent du Tournoi des 6 Nations. Je crois que leur priorité, ça reste le Challenge".

Brock James (La Rochelle) - mars 2017

Brock James (La Rochelle) - mars 2017Icon Sport

Le stade de Murrayfield (67 000 places) ne devrait pas être plein. Il s’agit cependant d’une enceinte à la capacité nouvelle dans la vie du groupe rochelais. Et ça, ça peut être bénéfique aux Maritimes dans la perspective des phases finales du Top 14, dont les demi-finales au Vélodrome de Marseille, autre grand stade. "C’est très bien pour emmagasiner de l’expérience", estime Patrice Collazo. "Cette compétition a de l’intérêt pour préparer la suite. Beaucoup de gens n’ont pas compris quand on a dit qu’elle avait de l’intérêt. Ça reste un grand stade, même s’il est à moitié plein ou au quart plein. Dans la carrière, la construction d’un joueur, c’est quelque chose d’important et qui compte".

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