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Wisniewski: "On voulait à tout prix ce quart de finale à domicile pour marquer l’histoire du club"

Wisniewski: "On voulait à tout prix ce quart de finale à domicile pour marquer l’histoire du club"

Le 24/01/2016 à 13:21

COUPE D'EUROPE - Qualifié en quart de finale de Challenge Cup avant de jouer après la défaite de Brive à Newcastle, Grenoble le disputera au Stade des Alpes face au Connacht après son succès face à Edimbourg (34-23) samedi soir. Le demi d’ouverture du FCG Jonathan Wisniewski savoure cette performance sans pour autant s’enflammer.

Vous êtes allé le chercher ce quart de finale européen à domicile (le FCG a été mené une grande partie du match) !

Jonathan WISNIEWSKI: Je crois que ce soir (samedi), en termes de caractère, on ne pouvait pas faire mieux. On a montré énormément de caractère et de courage. Je suis auteur de deux belles petites erreurs en début de match et ce qui est ultra-positif, c’est qu’on n’a pas paniqué, su réagir et revenir dans le match. On ne s’est jamais affolé. D’un point de vue collectif et personnel, c’est ultra-positif d’être qualifié et de vivre notre premier quart de finale qui plus est à domicile.

Vous vous êtes longtemps cassé les dents sur leur défense avant de trouver la solution sur la fin...

J.W: On avait vu cette semaine que c’est la deuxième meilleure défense du Challenge et la troisième meilleure défense de la Celtic League. On savait que c’était une équipe très organisée, très bien structurée sur ses systèmes défensifs, que c’était très difficile de la franchir. Il y a ce soir trois essais quand même à la sortie. C’est extrêmement intéressant parce que collectivement, l’expérience qu’on a prise face à une équipe où il y a de nombreux internationaux, c’est positif pour la suite et la fin de la saison.

Jonathan Wisniewski (Grenoble)

Jonathan Wisniewski (Grenoble)Icon Sport

Le fait de savoir que vous étiez qualifié avant le match a-t-il changé quelque chose?

J.W: Je crois que peu de personnes étaient au courant. En interne, on n’en a pas parlé. Il y a très peu de joueurs qui ont voulu savoir. Tous voulaient rester dans le match. On s’était dit que si on était au courant, il risquait d’y avoir un peu de décompression. Ce qu’on voulait à tout prix, c’était ce quart de finale à domicile, pour deux choses. En premier, marquer l’histoire de club, vivre notre premier quart de finale et, deuxièmement, l’offrir à notre public. Quand on voit ce monde en Challenge européen, je crois que c’est un record historique. On voit que les gens se prennent au jeu. Ça va nous offrir, j’en suis sûr, un quart de finale avec un Stade des Alpes plein à craquer. C’est des super moments. Ça fait deux ans que je suis dans ce club. On veut vivre des aventures comme ça, passer par des moments décisifs. Je peux vous garantir que quand vous préparez des semaines où il y a des choses à gagner -c’était le cas la semaine dernière et cette semaine- c’est plus intéressant que la routine du championnat où il faut être capable de maintenir un niveau moyen. J’espère que tout ça mélangé va nous offrir une très belle fin de saison.

" Cette série de trois victoires nous fait un bien fou "

Après la victoire sur Oyonnax en Top 14 (42-17), c’était important de réaliser une nouvelle belle performance devant votre public?

J.W: Tout à fait. On s’était dit qu’on avait un mois de janvier décisif. Le match d’Oyonnax pouvait nous plonger en bas (du classement). On a réussi à faire une belle performance. Le match aux London Irish, pareil, était un tournant dans cette Coupe d’Europe. Il a été positif (28-18). Ce soir (samedi), on a fait preuve de caractère (34-23). Cette série de trois victoires nous fait un bien fou et j’espère qu’on va réussir à capitaliser dessus et garder ce sérieux, ne pas s’enflammer non plus parce qu’il y a encore beaucoup de chemin. On va avoir un déplacement périlleux à Agen (en Top 14). Il va falloir être capable de garder le même niveau d’engagement, la même intensité, le même sérieux. Si on met tout ça dans l’ordre, peut-être qu’on pourra finir le mois de janvier avec un côté très, très positif.

Jonathan Wisniewski (Grenoble) - 2 janvier 2016

Jonathan Wisniewski (Grenoble) - 2 janvier 2016AFP

Comment expliquez-vous que votre fin d’année 2015 ait été aussi difficile et qu’en 2016 vous soyez invaincu? Le changement d’année a créé quelque chose de particulier?

J.W: 2016 nous réussit (sourires). Je pense qu’il y a eu une certaine prise de conscience. On a essayé de se dire les choses qui allaient et qui n’allaient pas, de remettre les choses à plat, de faire un point sur la première partie de saison qui n’avait pas été que négative. À part ce match du Stade français qu’on perd (19-21 au Stade des Alpes), qui nous a rendu extrêmement malheureux, le reste était positif. Si on avait gagné ce match, on aurait quatre points de plus et tout le monde dirait: "Grenoble est dans une bonne position et vit bien". Autant l’an dernier il ne fallait pas tout jeter à la poubelle, autant là il ne faut pas s’enflammer. Il est clair qu’un match comme celui d'Edimbourg nous donne beaucoup d’enthousiasme et de confiance. J’espère que cet enthousiasme et cette confiance, on va les garder et qu’on va les utiliser à Agen pour essayer de faire un grand match à l’image de celui de ce soir.

L’aventure peut être très belle, la finale de la Challenge Cup se déroule à Lyon…

J.W: Oui, l’aventure peut être très belle mais on ne va pas parler de la finale. Il y aura déjà le quart à domicile (face au Connacht). Il y a 3-4% de chances de plus de le gagner parce qu’on sera devant notre public. On sera poussé, galvanisé, une ambiance particulière qui va nous transcender j’en suis sûr. On va déjà se focaliser sur Agen le week-end prochain. Quand le quart arrivera (le week-end du 9 avril), on le préparera bien.

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