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Boudjellal : "Soit on tue un arbitre, soit on leur donne les moyens"

Boudjellal : "Soit on tue un arbitre, soit on leur donne les moyens"
Par Rugbyrama

Le 12/01/2018 à 16:03Mis à jour Le 12/01/2018 à 16:05

En marge de la conférence de presse hebdomadaire du RCT, Mourad Boudjellal s'est exprimé. Présentant d'abord son projet avec les associations de quartier à Toulon, avant de répondre aux questions sur l'actualité de son club. Avec un tirade sur l'arbitrage dont il a le don.

"J'ai eu Joel Dumé, le patron des arbitres, au téléphone. On a discuté assez longuement. Il m'a dit que depuis le début de la saison « ce n'est pas volontaire ». Mais à Brive, quand Mathewson est retenu par le bras, il y a pénalité. Il me dit que c'est le facteur émotionnel qui a pris le dessus sur l'arbitre. Je dis : si t'as le vertige, tu ne fais pas laveur de vitres dans les buildings à New-York. Si tu ne gères pas l'émotion, tu ne fais pas arbitre. Je dis une chose très simple : soit on tue un arbitre, ce n'est peut-être pas la bonne solution... soit on leur donne les moyens. Leur donner les moyens, c'est aussi regarder les choses en face. Ceux qui sont mauvais, ils dégagent. Ou ils se repréparent. Il n'y a pas de stagiaire en Top 14.

" L’ensemble du Top 14 pense qu'on est mal arbitré"

Un arbitre c'est une bête froide, s'il n'est pas capable de gérer ses émotions, il dégage. Après, on a des obligations de leur donner les moyens. Je vais proposer un plan de financement de l'arbitrage professionnel. En payant mieux les gens, ceux qui sont bons vont y aller. Aujourd'hui ceux qui sont bons, ne deviennent pas arbitre. Bernard Laporte, fait de bonnes choses, bravo pour l'équipe de France, bravo pour la coupe du Monde, le rugby amateur mais sur l'arbitrage, il n'est pas bon. L'arbitrage était mieux avant, avec Didier Mené. Bernard doit bien entendre ça. L’ensemble du Top 14 pense qu'on est mal arbitré. Il faut un programme pour les arbitres. A l’exception de deux ou trois, ils sont mauvais"

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