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Altrad/Laporte : Neuf mois de turbulences

Altrad/Laporte : Neuf mois de turbulences
Par AFP

Le 04/12/2017 à 22:10Mis à jour Le 05/12/2017 à 10:10

Entre le 13 mars et l'annonce de la fusion Stade Français-Racing 92, point de départ de l'affaire Altrad-Laporte, et ce lundi, où le ministère des Sports a annoncé avoir transmis à la justice son rapport sur celle-ci, près de neuf mois de turbulences se sont écoulés.

13 MARS 2017

A la surprise générale, le président du Racing 92, Jacky Lorenzetti, et celui du Stade Français, Thomas Savare, annoncent un projet de fusion entre les entités professionnelles de leurs clubs dès la saison 2017-2018, afin de donner naissance à un unique (grand) club francilien. La Fédération française de rugby (FFR), dirigée depuis début décembre 2016 par Bernard Laporte, se dit "choquée".

14 MARS

Opposés au projet de fusion, les joueurs du Stade Français décrètent un mouvement de grève illimité, inédit dans le rugby français. Ils ne joueront pas leur match de championnat à Castres le samedi suivant.

17 MARS

Face au mouvement de grève des joueurs parisiens, la Ligue nationale de rugby (LNR) reporte les matches Castres-Stade Français et Montpellier-Racing 92, prévus le lendemain. Le club de Montpellier annonce saisir le tribunal administratif pour contester cette décision et demande "l'intervention du président" de la FFR, Laporte.

19 MARS

Face aux "fortes réticences", Jacky Lorenzetti et Thomas Savare renoncent au projet de fusion.

22 MARS

La FFR annule la décision de la LNR de reporter Castres-Stade Français et Montpellier-Racing 92. La Ligue maintient le report et dénonce une interférence "choquante", puis saisit le Conseil d'Etat. Qui lui donnera raison le 12 avril.

22 AVRIL

A l'occasion du match Montpellier-Racing 92, six banderoles hostiles au président de la Ligue Paul Goze et à Jacky Lorenzetti sont déployées dans les tribunes du stade Yves-du-Manoir de Montpellier. Après le match, remporté par le MHR (54-3), l'entraîneur des arrières du Racing, Laurent Labit, accuse le président héraultais, Mohed Altrad, d'avoir "acheté" la Fédération.

8 JUIN

La LNR sanctionne Montpellier d'une amende de 70.000 euros et d'une suspension de terrain -conséquence d'un sursis révoqué- pour les banderoles déployées lors du match face au Racing 92. Le MHR fait appel devant la Fédération.

18 JUILLET

Montpellier annonce que la commission d'appel de la Fédération, réunie fin juin, a levé la suspension de son terrain et réduit l'amende prononcée en première instance par la Ligue.

13 AOUT

Le Journal du dimanche révèle que Laporte serait intervenu auprès de la commission d'appel de la FFR pour qu'elle se penche "avec bienveillance" sur les sanctions prononcées contre Montpellier. BL Communication, société gérée par Laporte, a signé en février un contrat d'image avec Altrad Investment Authority pour un montant de 150.000 euros.

Mohed Altrad, devenu début mars le premier partenaire maillot du XV de France, nie l'existence de ce contrat qui comprend une clause obligeant la Fédération à "ne rien faire qui puisse porter préjudice de quelque façon que ce soit à l'image et la réputation d'Altrad".

27 AOUT

Philippe Peyramaure écrit au président de la commission d'appel de la Fédération, Jean-Daniel Simonet, qui siégeait avec lui le jour où elle statuait sur les sanctions frappant Montpellier. "J'ai été avisé que le président de la Fédération était intervenu pour demander que nous modifiions notre décision dans un sens beaucoup plus favorable à Montpellier."

28 AOUT

Laporte renonce au contrat d'image le liant au groupe Altrad.

30 AOÛT

Laporte confirme au Parisien avoir appelé Jean-Daniel Simonet pour lui "donner un éclairage politique" sur la crise secouant le rugby français (conflit LNR/FFR, affaire des banderoles), et "dans le respect de l'indépendance de la commission d'appel".

Le ministère des Sports annonce l'ouverture d'une enquête, confiée à l'Inspection générale de la jeunesse et des sports (Igjs), sur les pressions supposées de Laporte en faveur du club de Montpellier.

6 SEPTEMBRE

Le magistrat Jean Ormières est le septième membre (sur treize) à démissionner de la commission d'appel de la Fédération à la suite de l'affaire Altrad-Laporte. Il ne siégeait pas lorsqu'elle s'est réunie fin juin pour statuer.

4 DECEMBRE

Le ministère des Sports annonce avoir transmis à la justice son rapport sur les pressions supposées de Laporte en faveur de Montpellier. Selon le rapport, la commission d'appel de la FFR avait maintenu le 29 juin les sanctions prises en première instance par la Ligue, avant de les diminuer le lendemain, à la suite de l'appel de Laporte à Simonet.

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