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Les cas de Covid, le biceps de Dupont et le défi de Jaminet : Fabien Galthié décrypte ses choix

Les cas de Covid, le biceps de Dupont et le défi de Jaminet : Fabien Galthié décrypte ses choix
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 09/03/2022 à 13:02Mis à jour Le 09/03/2022 à 16:02

TOURNOI DES 6 NATIONS 2022 - Lors de la conférence de presse suivant l'annonce de l'équipe, le sélectionneur national Fabien Galthié a décrypté ses choix forts. Dans la foulée, les Bleus se sont envolés pour le pays de Galles, où le XV de France affrontera les Diables Rouges vendredi soir.

Les absences de Damian Penaud et Romain Taofifenua, pour cause de Covid, laissent-elles présager d'autres cas de joueurs positifs avant la rencontre de vendredi soir ?

On s'y prépare. Le groupe sera à nouveau testé avant le match. […] On est très tristes pour les deux joueurs mis à l'écart. C'est surtout ça qu'il faut retenir. Damian Penaud et Romain Taofifenua ont appris la nouvelle ce matin, alors qu'ils faisaient leur valise. C'est très violent psychologiquement. J'ai une pensée pour eux, leurs familles et leurs copains. Mais on doit continuer. Yoram (Moefana, titulaire à l'aile) est prêt. Matthis (Lebel, remplaçant) est plus que prêt.

Comment avez-vous réagi aux absences de Damian Penaud et Romain Taofifenua ?

Il faut s'adapter. Les maîtres mots sont : adaptation et réaction. Après avoir appris ça, j'ai eu Matthis Lebel, qui venait d'atterrir à Toulouse. Il ne pouvait pas parler fort mais je lui ai dit : "Félicitations, tu es sur la feuille de match". Il nous rejoint cet après-midi à Cardiff. Sipili Falatea (joueur supplémentaire), lui, était sur la route de Clermont et a fait demi-tour.

Comment se porte Antoine Dupont, touché au biceps gauche lors de l'entraînement de mardi ?

Les nouvelles sont bonnes. Tout va bien. Il est là, présent et capitaine.

Votre première ligne habituelle (Cyril Baille, Julien Marchand et Uini Atonio) enchaînera une nouvelle fois à Cardiff. Pourquoi ?

On est toujours à la recherche de performance et progression. On a le sentiment qu'on a des joueurs qui gagnent en maturité et en confiance. C'est une croissance cohérente, solide. Les gens que vous avez cités sont bons dans tous les aspects du jeu, le leadership, la conquête, l'attaque. Mais leurs performances sont également indissociables de celles des finisseurs : Mohamed Haouas, Jean-Baptiste Gros et Peato Mauvaka les accompagnent. Les matchs, ils les jouent à six.

Pourquoi Mohamed Haouas est-il sur le banc de touche en lieu et place de Demba Bamba, qui était votre droitier remplaçant sur le début du Tournoi ?

Momo, il est bon et même très bon. Il enchaîne aussi les matchs avec Montpellier, envoie des signes positifs à ses coéquipiers. Mais on pense à Demba Bamba, qui donne son maximum et qui sera prêt si l'on a besoin de lui.

Votre arrière, Melvyn Jaminet, a été critiqué pour avoir perdu des duels aériens face à l'Irlande et en Ecosse. Que lui avez vous dit ?

Il a été bousculé dans vos analyses, aussi... Il accepte la critique, aucun souci. En fonction des adversaires et des matchs, des cases sont plus faciles à cocher que d'autres. En Ecosse, il y avait beaucoup de vent et c'était très gênant pour les réceptionneurs et ceux qui étaient amenés à taper dans le ballon. Vendredi soir, à Cardiff, le toit sera ouvert (c'est une des précautions sanitaires prises par la fédération galloise les jours de match, N.DL.R.) mais Melvyn est prêt. Il aura les yeux tournés vers le ciel.

Que vous inspire donc le pays de Galles, actuel cinquième de la compétition ?

Merveilleuse équipe, merveilleux stade : 80 000 spectateurs, les gens qui vous accompagnent de la descente du bus jusqu'aux vestiaires, les choeurs gallois, le show d'avant-match, tout ça vous prend, vous donne la chair de poule... On est dans le sublime du rugby, dans une nation qui a peu d'habitants mais invente des joueurs de rugby par centaines. Avec Raphaël (Ibanez), on a été biberonné à la génération des Gareth Edwards, Barry John, JPR Williams... Vendredi soir, on a rendez-vous avec le sublime et merveilleux.

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