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Galthié : "C’est dur à encaisser"

Galthié : "C’est dur à encaisser"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 27/03/2021 à 00:19Mis à jour Le 27/03/2021 à 00:29

TOURNOI DES 6 NATIONS 2021 - A l’issue de la défaite de son équipe sur le gong, le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a regretté cette dernière possession française, après la fin du temps réglementaire, mal gérée par Brice Dulin. Même s'il affirme que sur d’autres moments de la rencontre, les Bleus ont peut-être manqué de maîtrise.

Quel est votre sentiment général à l’issue de cette défaite et est-ce que le fait de devoir marquer quatre essais et gagner avec 2+1 points a perturbé les joueurs ?

Le premier sentiment, on se dit qu’à un moment le match est terminé et qu’on va gagner car on a la dernière possession (au-delà du temps réglementaire), qu’on va aller en touche. Mais non… On s’est dit qu’on allait encore défendre sur une dernière séquence. Et puis finalement, au bout de cette séquence, les Écossais prennent le score et remportent le match. C’est dur à encaisser de perdre comme ça. On avait décidé de construire le match et de prendre les points quand ils se présenteraient. La pluie, qui a été incessante notamment en première mi-temps, ne nous a pas permis de tenir le ballon ou de faire de longues passes. Ce match s’est joué essentiellement sur les phases de conquêtes, sur le combat au près et sur le défi physique. Je ne crois pas que l’objectif initial ait perturbé la préparation des joueurs.

Que retenez-vous de ce Tournoi des 6 nations ? La deuxième place du Tournoi ou les deux défaites contre l’Angleterre et l’Ecosse ?

Toutes les confrontations ont été très disputées, très intenses, avec peu d’écart de points. Les matchs que nous avons joués ont quasiment tous basculé sur la dernière action, sauf contre l’Italie. Ce sont des matchs très âpres, très disputés, avec des scénarios et des contenus très différents. Chaque match est une histoire, chaque match est très difficile à jouer et à vivre. Après une défaite, il faut faire preuve d’humilité. Mais nous terminons aussi deuxième pour la deuxième fois, il faut le signaler. Dans une compétition qui est vraiment acharnée.

Le tournant du match ne s’est-il pas joué sur cette touche perdue en fin de première mi-temps à cinq mètres de la ligne d’essai alors que votre équipe était en supériorité numérique ?

Si on reprend le match et qu’on étudie en détail, on va trouver à plusieurs moments, sur des phases de conquête, des éléments clés qui vont être déterminants dans la rencontre. Cette action fait partie des moments clés. On a choisi de lancer en fond d’alignement, les Écossais ont su lire notre structure et intervenir. On retient souvent les dernières actions, mais c’est vrai que dans ce match, on va trouver plusieurs moments déterminants. Sur des temps forts comme sur des temps faibles.

Y-a-t-il eu un défaut de maîtrise ?

L’histoire de ce match, c’est qu’il se joue sur la dernière action. On a eu le sentiment plusieurs fois qu’une équipe allait prendre le dessus mais à chaque fois l’autre équipe est revenue. On peut évidemment parler de la maîtrise et puis on peut aussi parler de la performance de l’équipe d’Écosse qui a su mettre les ingrédients pour gagner cette partie.

Les joueurs ont-ils manqué un peu de gaz sur cette rencontre ?

Il y a eu un enchaînement solide de trois rencontres (Angleterre, Galles, Ecosse). Il se peut que l’enchaînement ait puisé dans les ressources. Chacun de ces matchs s’est joué sur la dernière action. Nous avons eu des temps forts que nous n’avons pas su bien exploiter. Le manque de fraîcheur a sans doute été partagé. L’équipe termine avec une expérience et un vécu intense, qui puise beaucoup dans les organismes. Cette compétition est très difficile physiquement. Psychologiquement aussi. Ce sont des combats de boxe en permanence. Et nous avons tous puisé dans les ressources.

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