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Jones sous le feu des critiques en Angleterre

Jones sous le feu des critiques en Angleterre
Par Rugbyrama

Le 08/02/2021 à 16:01Mis à jour Le 08/02/2021 à 17:08

TOURNOI DES 6 NATIONS 2021 - Alors que son équipe a vécu un véritable camouflet en chutant à domicile face à l'ennemi écossais (6-11) en ouverture du Tournoi, le sélectionneur du XV de la Rose Eddie Jones est très critiqué sur son plan de jeu. D'anciennes figures anglaises comme Clive Woodward, Mike Brown ou encore Lawrence Dallaglio sont montées au créneau.

Avec un XV de la Rose bousculé, la pilule a du mal à passer outre-Manche. Mais alors quand la grande équipe d'Angleterre perd chez elle contre son meilleur ennemi écossais pour la première fois en 38 ans, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ainsi, les joueurs anglais en ont eu pour leur grade dans les jours qui ont suivi cette défaite. Mais celui qui est sur le devant de la scène, comme souvent dans le sport aujourd'hui, c'est l'entraîneur. Eddie Jones est donc en première ligne de cette équipe d'Angleterre souffreteuse.

D'anciens internationaux n'ont pas hésité à clairement pointer du doigt les lacunes des Anglais à commencer par l'emblématique troisième ligne centre Lawrence Dallaglio. Dans le Sunday Times, Dallaglio a vu une équipe "sans solutions. Pas seulement par moment mais sur toute la rencontre". Dallaglio poursuite en disant que cela "n'est pas de la sur-critique mais bien la réalité que tout le monde a vu de ses propres yeux". Si l'on en croit l'ancien joueur des Wasps, "il y a un problème d'état d'esprit [...] Bien sûr, il manquait quelques joueurs clés mais ce n'est pas une excuse pour sortir une performance abjecte" clame-t-il. Certes, Dallaglio ne mentionne pas l'ex sélectionneur du Japon mais ces mots ne doivent forcément pas tomber dans l'oreille d'un sourd.

Brown : "Il y a de brillants trois-quarts, il est temps de les utiliser"

Eddie Jones avait peut-être prévu cette vague de critique en assurant immédiatement qu'il est le premier responsable de cette débâcle. "Les joueurs qu'on a envoyé sur le terrain, c'est ma responsabilité et je l'assume" avait-il dit juste après le coup de sifflet final, désireux de protéger ses joueurs et ses stars comme Owen Farrell, particulièrement pointé du doigt aussi.

Brown poursuit plus loin, toujours en s'adressant indirectement à Eddie Jones : "l'Angleterre doit commencer à revoir son plan de jeu et faire place à la créativité, des trois-quarts comme Jonny May, Anthony Watson ou Henry Slade peuvent être insaisissables".

Enfin, c'est un ancien sélectionneur, Clive Woodward, qui a eu des mots durs envers cette Angleterre mal en point. Sélectionneur lors du titre mondial en 2003, Woodward affirme, lui aussi dans son édito du Daily Mail, que "c'est la pire anglaise que je n'ai jamais vu" en terme de jeu et en tenant compte de l'enjeu que représentait ce match. "L'Angleterre, hormis une bonne défense qui lui a au moins valu un point de bonus défensif, a été inexplicablement mauvaise" poursuit celui qui, fut un temps, était en lice pour devenir le sélectionneur du XV de France.

L'heure du rachat contre l'Italie

"Hier (samedi), Eddie Jones a tout de suite mis ses mains en l'air et a affirmé que la préparation était mauvaise, mais il n'avait pas besoin de dire cela. C'est juste un donnée dans le sport professionnel [...] Eddie est bien plus expérimenté que Martin (Johnson) ou que Stuart (Lancaster) mais il reste quelqu'un que l'on peut mettre à l'épreuve et que l'on peut conseiller. [...] Eddie et la Fédération peuvent se targuer d'un titre de 6 Nations (en 2020, NDLR) et d'une Coupe d'Automne des Nations, mais de l'extérieur, tout le monde peut voir que l'équipe a du mal avec son identité" abonde Sir Woodward.

Autant de critiques et de doutes qu'Eddie Jones et son équipe devront dissiper dès la prochaine journée du Tournoi. Aubaine, les Anglais auront la chance de se racheter, en partie, à domicile face à une équipe italienne qui semble plus que jamais mal en point. Mais nul doute qu'une simple victoire bonifiée ne suffira pas. Cette équipe d'Angleterre doit retrouver son efficacité, sa puissance, ses certitudes. Ces mêmes caractéristiques qui avaient valu aux hommes d'Eddie Jones 18 victoires consécutives au sortir de la Coupe du monde en 2015.

Par Kenny Ramousssin

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