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Le Tournoi des 6 nations B démarre aussi ce week-end

Le Tournoi des 6 nations B démarre aussi ce week-end
Par Rugbyrama

Le 02/02/2022 à 08:37Mis à jour Le 02/02/2022 à 09:29

TOURNOI 6 NATIONS - En parallèle du Tournoi des 6 Nations "classique", dont on a l'habitude de parler, un autre tournoi se déroule sur le Vieux Continent. Appelé Europe Rugby Championship, il regroupe des nations de rugby moins développées, comme la Géorgie, l'Espagne, le Portugal ou la Roumanie par exemple. Lui aussi commence ce week-end, comme le Tournoi des 6 Nations.

Dans l'ombre du Tournoi des 6 Nations, l'Europe Rugby Championship ou plus communément appelé Tournoi des 6 Nations B, débutera aussi ce week-end, avec Roumanie-Russie, Espagne-Pays-Bas samedi et Géorgie-Portugal dimanche. Le tout dans un anonymat quasi complet alors que les pays qui y participent sont limitrophes de l'Hexagone et, surtout, de nombreux joueurs évoluant en France y prennent part. En haut du classement, la Géorgie domine la compétition sans partage avec 12 victoires finales dans toute son histoire, elle a même assuré le grand chelem lors de la dernière édition après une victoire sur la Russie pour conclure. En bas, un système de montée et descente est installé entre le dernier du 6 Nations B et le premier du 6 Nations C. Résultat, c'est la Belgique qui en a fait les frais et a cédé sa place aux Pays-Bas lors de la dernière édition après deux forfaits lors des deux derniers matchs pour cause de restrictions sanitaires face à la crise de Covid. Cette année, les Pays-Bas évolueront donc au sein du Tournoi des 6 Nations B, aux côtés des grands favoris géorgiens, de l'Espagne, la Roumanie, le Portugal et la Russie.

Derrière l'ogre géorgien, la concurrence semble plus féroce et indécise. Les roumains, portugais et espagnols comptent beaucoup de joueurs dans les divisions inférieures françaises, notamment en Fédérales, ce qui fait que leur niveau est à peu près homogène.

De nombreux joueurs bien connus en France

On en a désormais pris l'habitude, les Géorgiens sont en nombre en Top 14 et Pro D2, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont pas ridicules. Ce qui rend donc les Lelos plus compétitifs à l'international. Lors de la dernière Autumn Nations Cup, ils se sont certes inclinés 41-15 face aux Français, mais en leur causant bien du souci dans le jeu. Mieux encore, ils ont ensuite réalisé le match nul face aux Fidjiens 15-15. Et ce n'est pas étonnant lorsqu'on connaît les joueurs qui composent le squad géorgien. De cette manière, on peut noter la présence de Niniashvili (Lyon), Gorgadze (Pau), Nariashvili (Montpellier), Jalagonia (Biarritz), Aprasidze (Montpellier) ou encore Mikautadze (Bayonne), qui disputeront tous l'Europe Rugby Championship. Avec de tels joueurs, pas étonnant que les Lelos survolent la compétition presque chaque année

Au sein du squad espagnol aussi, on retrouve des joueurs connus en France, avec 14 joueurs qui évoluent en France. Ainsi, Pinto Ferrer (Béziers), Lucas Guillaume (Albi), Guillaume Rouet et Manu Ordas (Bayonne) participront à la compétition. Côté Portugais, Samuel Marques (Carcassonne), Geoffrey Moïse (Narbonne), Steevy Cerqueira (Brive) et Vincent Pinto (Pau) seront également de la partie. On retrouvera Willie Du Plessis (Mont-de-Marsan) et Peter Lydon (Rouen) avec les Pays-Bas. L'inusable Mihai Macoveï de Colomiers défendra les couleurs roumaines.

Alors, face à une outrageuse domination des Géorgiens dans cette compétition, se pose légitimement la question d'un barrage entre le premier du Tournoi B et le dernier du Tournoi, l'Italie. En effet, les transalpins n'y arrivent plus et sont sur une série de six cuillères de bois consécutives. A l'inverse la Géorgie survole la compétition édition après édition et ne semble pas baisser le pied, au contraire, de plus en plus de Lelos signent en France et s'améliorent, renforçant la compétitivité de la sélection nationale. Pourquoi, dans ce contexte, ne pas laisser une chance à ces derniers de disputer un barrage d'accession contre les Italiens, comme c'est le cas entre le Tournoi B et le Tournoi C ? Outre les raisons économiques, la situation sportive est posée et ne joue pas en faveur de la Squadra Azzura. Mais la question de la légitimité des Italiens dans le Tournoi revient comme un serpent de mer et les instances ne semblent pas prêtes à faire évoluer le système.

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