6 Nations - France-Ecosse : trois hypothèses pour un report

Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 26/02/2021 à 19:26Mis à jour Le 26/02/2021 à 19:30

6 NATIONS - À quelle date sera reporté le match France-Écosse ? Trois hypothèses sont actuellement à l’étude mais les probabilités les plus fortes veulent que la rencontre devrait se tenir en mars. Soit une semaine après la dernière journée théorique des Six Nations, soit le mardi précédant Angleterre-France. Voici les coulisses des négociations en cours...

Réuni jeudi, le comité des Six Nations a officiellement acté le report de la rencontre France-Écosse, mais pas encore sa date. Seules certitudes à ce jour : la rencontre ne se déroulera pas le week-end prochain (6-7 mars), ni au mois de juillet comme cela fut évoqué dans un premier temps, les Bleus devant se rendre en tournée en Australie tandis que les Écossais affronteront la Roumanie et la Géorgie. Les hypothèses de travail s’étant, à l’heure actuelle, réduites au nombre de trois…

La première d’entre elles, que le XV de France souhaiterait privilégier ? Elle concernerait le week-end qui suit la théorique dernière journée du Tournoi, à savoir le 27-28 mars. Le hic ? Il est que la principale exigence avancée par le sélectionneur écossais Greg Townsend consiste (on le comprendrait à moins) de pouvoir compter sur ses meilleurs joueurs, ainsi qu’il l’a exprimé dans la semaine. « Nous attendrons de voir quelles options sont disponibles pour jouer ce match contre la France, mais notre position reste que nous voulons avoir tous nos joueurs éligibles à notre disposition pour la rencontre, afin que nous puissions jouer au même niveau que nous aurions eu ce week-end. » En clair, Townsend veut pouvoir compter sur ses joueurs évoluant à l’étranger, principalement en Angleterre (Jonny Gray, Hogg, redpath…) sans oublier l’ouvreur Finn Russell qui porte les couleurs du Racing 92. Le hic ? Il est que ce week-end ne se situe pas dans la fenêtre internationale (une journée de Top 14 est même prévue à cette date, une semaine avant les huitièmes de finale de Coupe d’Europe), ce qui n’obligerait légalement pas les clubs anglais à libérer leurs joueurs, sauf négociation. Alors – pardon du procès d’intention – est-il raisonnable d’attendre des clubs anglais qu’ils oublient leurs propres intérêts pour favoriser ceux des sélections nationales françaises et écossaises ? Autant demander à un aveugle s’il veut voir, même si on ne demande qu’à être surpris…

Le mardi 9 mars, option la plus plausible ?

Voilà pourquoi deux autres dates sont d’ores et déjà à l’étude. La première, sur proposition de la Fédération écossaise, concerne le week-end du 22-23 mai, qui correspond à celui des finales de Coupe d’Europe. Séduisant en théorie, puisqu’il n’impactera que quatre équipes du Vieux Continent… Sauf que la FFR sait pertinemment que si les chances de participation des franchises écossaises à ce stade de la compétition est proche du néant (jamais une province venue des Highands n’a disputé de finale européenne), elle connaît aussi très bien ambitions de certains clubs forts pourvoyeurs en internationaux, comme le Racing 92 ou Toulouse pour ne citer qu’eux. Autant dire que du côté du CNR, cette hypothèse ne semblerait envisageable qu’en cas extrême… C’est justement pour cela qu’une troisième date est sortie du chapeau, comme révélé sur le site lequipe.fr, qui pourrait être celle du mardi 9 mars. Un jour qui aurait au moins le mérite de se situer dans la fenêtre internationale, de laisser aux Bleus infectés par le coronavirus le temps de se refaire une santé, et de terminer le Tournoi dans les délais… La seule inconnue, pour tout dire, serait de faire accepter aux Anglais de décaler le Crunch, initialement programmé le samedi 13 mars à 17 h 45 à Twinckenham, au dimanche 14. Histoire de permettre aux Bleus de s’octroyer le minimum syndical de quatre jours de repos…

Les Bleus « négatifs » avec leurs clubs la semaine prochaine

En attendant de lever toutes ces incertitudes, les Tricolores ont quitté Marcoussis ce matin pour prendre le chemin de leurs pénates. Afin de leur permettre de renouer un minimum avec la compétition et leur éviter de passer trois semaines sans jouer, la FFR est d’ailleurs actuellement en négociations avec la LNR pour trouver un avenant à la convention actuelle, et permettre aux internationaux (sous réserve de tests PCR négatifs évidemment) de rejouer avec leurs clubs le week-end prochain. Ce qui ne devrait pas poser de gros problèmes, certains clubs attendant pour tout dire le retour des Bleus avec une impatience non feinte...