Icon Sport

Willemse : la métamorphose

Willemse : la métamorphose
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 19/02/2020 à 14:01Mis à jour Le 19/02/2020 à 14:47

TOURNOI DES SIX NATIONS 2020 - A ses débuts en équipe de France, il y a tout juste un an, Paul Willemse avait beaucoup déçu les observateurs et le staff des Bleus. Aujourd'hui métamorphosé, le géant montpelliérain pourrait bien faire oublier Sébastien Vahaamahina, s'il continue sa progression...

C'est l'an passé, pour le Tournoi des 6 Nations 2019, que Paul Willemse a fait ses grands débuts en équipe de France. Alors appelé epar Jacques Brunel pour incarner une solution viable s'il arrivait malheur en sélection à Sébastien Vahaamahina, le géant montpelliérain avait alors disputé les cinq matchs de la compétition internationale mais sans vraiment convaincre : top lourd, peu mobile, insuffisamment agressif, Paul Willemse fut globalement décevant sur ses premiers matchs avec les Bleus...

Néanmoins, le deuxième-ligne du MHR eut une autre chance de prouver sa valeur au staff tricolore, lors de la préparation au Mondial japonais. S'il se blessa rapidement au cours du stage en question, celui-ci lui permit néanmoins d'entamer une métamorphose physique qui lui est encore utile aujourd'hui. Bernard Le Roux, son partenaire dans la cage en équipe de France, explique : « Paul est un gros bosseur. Il s'est rendu compte l'an passé que 135 kg, c'était trop lourd pour rivaliser au niveau international. Alors il a commencé sa transformation: il a perdu presque quinze kilos en six mois ».

Et ça se sent ! Convaincant lors de ses deux dernières sorties avec le XV de France, Paul Willemse a prouvé qu'il était non seulement indispensable à la bonne santé de la mêlée tricolore mais qu'il était également capable d'enchaîner les tâches défensives, voire de porter le ballon de façon efficiente, comme il le fit face à l'Italie, offrant après une percussion spectaculaire un « off-load » non moins superbe à son demi de mêlée Antoine Dupont. « On travaille très dur en équipe de France, expliquait Willemse mardi soir, en conférence de presse. Les entraînements sont par exemple beaucoup plus intenses qu'en club : lors d'une séance à Marcoussis, on est presque sur une intensité de match... »

Et sa métamorphose, alors ? « Il y a six mois, poursuivait-il le même jour, je n'étais pas capable de réaliser ce que je fais aujourd'hui. Maintenant, je me sens très mobile. (il marque une pause, sourit) Bon, pas « très » mobile, mais « plus » mobile ! Mais je ne suis pas encore capable de faire ce que réalise Bernard Le Roux, par exemple : lui, il plaque trois mecs et se relève, il est incroyable ! Bernard est devenu un exemple pour moi ». Bon an mal an, Paul Willemse poursuit donc sa progression au plus haut niveau. A tel point qu'aujourd'hui, on en vient à se poser la question suivante : et si Sébastien Vahaamahina, seul au monde depuis le recul de Yoann Maestri en équipe nationale, avait enfin trouvé un remplaçant chez les Bleus ?

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés