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XV de France : un pack et des questions

XV de France : un pack et des questions
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 31/01/2020 à 18:02Mis à jour Le 31/01/2020 à 18:38

TOURNOI DES 6 NATIONS 2020 - Pour le XV de France, le chantier majeur de cette nouvelle ère reste la construction d'un paquet d'avants solide et conquérant. En ce sens, les jeunes talents sélectionnés par Fabien Galthié sauront-ils répondre à la « brutalité » que déploieront les Anglais dimanche ?

Cette semaine, le sélectionneur anglais Eddie Jones n'a pas fait mystère des intentions du XV de la Rose, au Stade de France : " Les Français ont choisi de sélectionner une équipe très jeune pour préparer la Coupe du monde 2023. Ils ont peut-être raison, ils ont peut-être tort. Mais le rugby international requiert à mes yeux de l'expérience et, en ce sens, le Crunch sera un vrai test pour nos jeunes adversaires : ils n'ont jamais été confronté à l'agressivité brutale et à l'intensité que nous déploierons au Stade de France ".

De fait, le paquet d'avants tricolore privé pour des raisons diverses de Rabah Slimani, Wenceslas Lauret et Sébastien Vahaamahina peut-il répondre à l'enfer que lui ont promis ce week-end Eddie Jones et ses « boys » ? Difficile à dire, tant le poste de pilier droit et celui de numéro 5 posent aujourd'hui question. Malgré un réel talent, Mohamed Haouas n'est encore qu'un bizut à ce poste, son endurance semble en adéquation avec un homme de son gabarit (1,83m et 126 kg) et sera soumis à une opposition féroce, que ce soit contre Mako Vunipola ou Joe Marler. En deuxième-ligne, l'absence de Sébastien Vahaamahina risque également de poser problème, son remplaçant Paul Willemse ayant toujours éprouvé les pires difficultés à survivre à l'intensité et la vitesse du rugby international...

Au crépuscule de la Coupe du monde, le désir de Fabien Galthié était pourtant de rendre au pack tricolore la dangerosité qui fut la sienne jusqu'à l'hiver 2010, date à laquelle il offrit au rugby français le dernier grand chelem de son histoire à la faveur d'un centre de 120 kg (Mathieu Bastareaud) et, surtout, d'une mêlée qui concasse. Si le successeur de Jacques Brunel remplit sa mission, la ligne de trois-quarts tricolore, sans équivalent en Europe, pourrait enfin devenir une arme de destruction massive. S'il échoue dans sa tâche, le XV de France sera une nouvelle fois suspendu aux exploits individuels de Teddy Thomas Virimi Vakatawa, Damian Penaud ou Antoine Dupont. C'est peu et beaucoup à la fois...

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