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Pour le président de la commission médicale de la FFR, le XV de France a "joué de malchance"

Pour le président de la commission médicale de la FFR, le XV de France a "joué de malchance"
Par Marc Duzan via Midi Olympique

Le 01/03/2021 à 10:59Mis à jour Le 02/03/2021 à 08:59

XV DE FRANCE - Dans un entretien à Midi Olympique, Roger Salamon revient sur les causes du cluster français et promet certains ajustements dans le mode de préparation des Tricolores.

Roger Salamon, épidémiologiste reconnu et actuel président de la commission médicale de la FFR, sera chargé de faire le jour sur le cluster ayant dernièrement frappé Marcoussis, avant de rendre son rapport au secrétaire général de la FFR, Christian Dullin, lequel remettra l'enquête interne au Ministère des Sports mardi soir. Dans une interview accordée à Midi Olympique, Roger Salamon expliquait ainsi les raisons du foyer épidémique ayant abouti au report de France-Ecosse : "La première des choses qui me vient à l’esprit, c’est que l’équipe de France a joué de malchance. Je n’ai personne à protéger et je peux vous assurer que le protocole mis en place était et est toujours rigoureux, d’ailleurs, les médecins des autres nations du 6 Nations avaient pris pour modèle notre protocole et l’instauration d’une bulle sanitaire en exemple. Seulement, avec ce virus et particulièrement son variant dit anglais, le risque zéro n’existe pas. A partir d’une infection qui concernait un joueur de rugby à 7, le virus a circulé au travers des équipes de France et notamment la grande et abouti à la catastrophe que l'on connaît. Et quand je parle de malchance, c’est qu’après pourtant sept jours d’isolement, il y a eu des cas le huitième jour, le neuvième et même à J+10 !"

Toutefois, ne peut-on pas considérer que les Tricolores, en faisant une noce monumentale après leur victoire à Dublin, ont brisé une partie du protocole sanitaire des 6 Nations ? A ce sujet, Salamon détaillait : "Pour ce qui est de cette troisième mi-temps, ils étaient à l’époque tous négatifs et sont restés entres eux. On peut penser que c’était peut-être pas forcément la meilleur des choses à faire, mais ils venaient de faire 80 minutes ensemble sur le terrain, bref, ce serait trop facile d’incriminer ce moment-là. […] On le voit dans le civil, le virus s’est introduit dans toutes les strates des populations. Le président Macron qui a été infecté, est une preuve, que malgré toutes les protections, le risque zéro n’existe pas. Ce n’est pas un problème d’imprudence !"

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