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XV de France - La gestion de crise, du déjà vu pour certains, une découverte pour les autres

La gestion de crise, du déjà vu pour certains, une découverte pour les autres

Le 21/02/2019 à 13:29

XV DE FRANCE - Surclassés en Angleterre (44-8) et englués dans une spirale de défaites historique, les Bleus sont plus que jamais confrontés à la critique et à la pression négative. Une adversité plus ou moins expérimentée par les joueurs selon leur club.

Des quatre joueurs amenés à s’exprimer devant les médias ce mercredi, Wenceslas Lauret a semblé de loin le moins crispé. Sa façon à lui de se protéger du monde extérieur ? Peut-être. Son expérience des moments pénibles pour tout un groupe ? Sûrement un peu aussi. La communication de crise, il connaît bien. Lors de la saison 2016-2017, le flanker a essuyé, avec l’ensemble de ses partenaires au Racing 92, le plus incroyable enchaînement d’affaires extra-sportives jamais connu par un club de l’élite.

"J’ai effectivement cette expérience mais cela me touche et ce qui touche permet aussi de rebondir et d’avancer. Aujourd’hui, on a besoin de se ressouder. On doit se sentir unis, ensemble. Pour cela, il faut faire socle et laisser de côté tout ce qui vient de l’extérieur, et garder en tête uniquement l’essentiel à savoir le terrain". Parole de connaisseur !

" C’est surprenant de voir toutes ces réactions après une défaite du XV de France "

Sur un plan uniquement sportif cette fois, les internationaux qui ont porté les couleurs du Stade toulousain la même saison ont aussi touché du doigt la sinistrose. Une élimination dès les poules de la Champions Cup et une douzième place en Top 14, assortie d’une première absence des phases finales depuis 40 ans, soit un cocktail détonnant pour attiser les colères dans une ville autant imprégnée par le rugby. "Dès qu’on n’est pas bon, on est critiqué, c’est le jeu, assure Gaël Fickou. J’ai vécu ça avec Toulouse, notamment lors de cette fameuse saison, mais à une échelle bien moindre. Là, c’est l’équipe de France, cela touche énormément de monde et cela a un retentissement à l’international donc cela n’a rien à voir en termes de pression".

6 Nations 2019 - Geoffrey Doumayrou (France) contre le pays de Galles

6 Nations 2019 - Geoffrey Doumayrou (France) contre le pays de GallesIcon Sport

On imagine également un Geoffrey Doumayrou au cuir déjà durci par l’affaire de la fusion avortée entre le Stade français et le Racing 92, toujours lors de cette saison 2016-2017. Mais ce type de climat délétère, la plupart des autres joueurs du groupe France le connaissent très peu, voire pas du tout, à l’image du Lyonnais Felix Lambey.

Pour ce dernier, on peut même parler de changement de dimension par rapport à ce qu’il vit dans le Rhône. "C’est clair qu’au Lou, on peut perdre des matchs, cela passe assez inaperçu. On n’est jamais critiqué comme ça. Ce n’est pas forcément une chance car cela veut dire aussi qu’il y a moins d’attente et qu’on est moins suivi. Même si je m’y attendais, c’est vrai que cela me change forcément et que c’est surprenant de voir toutes ces réactions après une défaite du XV de France".

Des réactions qui n’iront a priori pas en diminuant en cas de nouvelle contre-performance samedi contre l’Écosse. Aux Bleus de trouver enfin le moyen, comme le dit Lauret, de s’en servir pour rebondir.

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