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XV de France - Dans le bunker de Marcatraz

Dans le bunker de Marcatraz

Le 20/02/2019 à 17:09Mis à jour Le 20/02/2019 à 17:39

XV DE FRANCE - Plongé dans une crise sportive sans précédent, le XV de France a décidé de se fermer à l’extrême depuis la défaite traumatisante à Twickenham (44-8). Plus rien ne doit filtrer de la vie du groupe.

Au cœur de l’orage, l’image en devient presque drôle. Depuis le début de la semaine, des bâches blanches sont installées au-dessus du mur, déjà haut, qui délimite le CNR. Elles doivent couvrir en totalité la largeur des deux terrains d’entraînement, soit, grosso modo, deux cent mètres de draps semi-opaques tenus par des échafaudages, pour le plus grand plaisir des riverains de Marcoussis. L’explication est presque aussi convaincante que celle de Jacques Brunel au sujet de la disparition de Morgan Parra et Camille Lopez de la feuille de match de France – Écosse.

Morgan Parra et Camille Lopez (France)

Morgan Parra et Camille Lopez (France)Icon Sport

N'y voyez aucune volonté d’écarter les regards indiscrets des mises en place ni de réduire le risque de fuites sur les compositions à venir. Quand bien même une légende voudrait que le toit d’un concessionnaire automobile, longeant le CNR, serait le lieu indiqué pour les journalistes indiscrets. Pas du tout ! C’est pour diminuer le vent qui gêne les joueurs lors des entraînements, nous avance-t-on ! Dix-sept ans après l’ouverture du CNR, il était bien temps de faire ce constat. "C’est dommage, c’est le seul endroit où ils (les Bleus, ndlr) gagnent des matchs en ce moment et on ne pourra plus rien voir" nous glisse, badin, un employé.

Une communication verrouillée

La dernière née d’une série de mesures de confinement pour ce XV de France dans l’impasse sportive. Cela avait déjà commencé par la modification de dernière minute du planning média, avançant de deux jours l’annonce de la composition pour France – Écosse, histoire de prendre de cours une partie de la presse régionale. L’autre changement notable décidé par le groupe a été de réduire les contacts avec les médias. Les joueurs, qui s’exprimaient jusqu’à présent tour à tour face aux radios, télés et presse écrite/web, ne font plus désormais qu’un seul tir groupe. Histoire de ne déballer qu’une fois les réponses préétablies aux questions qui fâchent et d’éviter les petites confidences malvenues.

6 Nations 2019 - Bernard Laporte (Président de la FFR) et Jacques Brunel (entraîneur du XV de France)

6 Nations 2019 - Bernard Laporte (Président de la FFR) et Jacques Brunel (entraîneur du XV de France)Icon Sport

Sur la mise à l’écart brutale du duo Parra – Lopez ? "Le staff a fait des choix et il faut les respecter". Sur l’importance de battre l’Écosse pour écarter le spectre menaçant de la cuillère de bois ? "Tous les matchs sont importants et on ne se projette pas plus loin que samedi". Les critiques ? "On n’y fait pas attention car cela ne nous permettra pas d’avancer".

Venu se glisser au milieu des journalistes durant le point presse de ce mercredi, comme l’avait fait le vice-président de la FFR Serge Simon la veille, le directeur de la communication Laurent Latour a pu constater que les leçons avaient bien été apprises, les joueurs ayant déjà eu droit à un petit cours de réseaux sociaux durant le week-end. N’en doutons pas, le groupe vit bien !

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