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6 Nations - Mathieu Bastareaud : "Dans ces moments-là, les amis, tu les comptes"

Bastareaud : "Dans ces moments-là, les amis, tu les comptes"

Le 08/02/2019 à 15:39

TOURNOI DES 6 NATIONS - Écarté lors du premier match du Tournoi des 6 Nations, Mathieu Bastareaud retrouve le XV de départ français pour le déplacement en Angleterre. Dans une posture assez fermée, le Toulonnais raconte comment il a vécu ces derniers jours et se projette sur le "Crunch".

Rugbyrama : Avez-vous un esprit de revanche vis-à-vis de votre absence contre le pays de Galles ?

Mathieu Bastareaud : Non, pas du tout. J’ai 30 ans et j’ai appris à passer au-dessus de ça avec le temps. Des choix sont faits, on peut les aimer ou pas mais il faut les accepter. J’ai entendu et compris ce qu’on m’a dit. On se remet en question et on essaie d’aider au mieux l’équipe. Je me suis mis un peu en retrait pour laisser les joueurs choisis s’installer et travailler.

N’êtes-vous pas lassé de ces fluctuations permanentes vous concernant ?

M.B. : C’est un peu l’histoire de ma carrière. Depuis le début, cela n’a jamais été facile pour diverses raisons. Il y a des choses qu’on ne peut pas maîtriser, comme le choix des entraîneurs. Avec l’expérience, on sait que c’est dans ces moments-là qu’il faut se concentrer sur soi-même et sur ce qu’on peut maîtriser, comme l’implication. La semaine dernière, j’ai essayé d’aider au mieux le groupe et de beaucoup travailler pour pouvoir répondre présent si le staff faisait de nouveau appel à moi.

Jean-Baptiste Élissalde et Jacques Brunel

Jean-Baptiste Élissalde et Jacques BrunelIcon Sport

Comment faites-vous pour gérer ces déceptions ?

M.B. : Chacun a ses refuges. Le mien, c’est de bosser. Bien-sûr que la famille et les amis sont importants. Mais dans ces moments-là, les amis, tu les comptes. Et il y en a forcément moins.

" J’en ai tellement vu que les critiques ne me touchent pas plus que cela"

Le groupe s’est-il servi des critiques pour se remobiliser ?

M.B. : Je ne crois pas que ce soit un moteur pour le groupe. Bien-sûr qu’on voit, qu’on lit, qu’on entend et chacun s’en sert comme il veut. Pour ma part, j’en ai tellement vu que cela ne me touche pas plus que ça. Je pense d’ailleurs que cela devrait glisser sur nous ce ne sont pas des choses positives pour l’équipe. Si on veut grandir et avancer, il ne faut pas prêter attention à cela.

Vous retrouvez Geoffrey Doumayrou, avec qui vous avez enchaîné cinq titularisations d’affilée en 2018. Est-ce plus rassurant ?

M.B. : C’est vrai que j’ai quelques repères avec Geoffrey. Les coachs ont fait leurs choix et je dois reconnaître que cela a été un peu plus facile pour travailler cette semaine. Maintenant, je n’ai de problème pour jouer avec personne. J’ai déjà eu l’occasion de le faire pas mal de fois avec Wesley Fofana, avec Romain Ntamack pas encore. Après, ce sont les choix du coach.

Geoffrey Doumayrou, Mathieu Bastareaud et Camille Lopez contre les Fidji

Geoffrey Doumayrou, Mathieu Bastareaud et Camille Lopez contre les FidjiIcon Sport

Jacques Brunel a affirmé avoir choisi de ne pas titulariser Romain Ntamack et Thomas Ramos pour ne pas trop les exposer…

M.B. : Je comprends cette logique. Romain et Thomas sont jeunes, ils débutent leur carrière internationale. Si on veut qu’ils durent, il ne faut pas les griller avec ce genre de pression. Jouer à Twickenham, ce n’est quand même pas n’importe quoi.

" Tout le monde pense qu’on va charger"

Aviez-vous, vous-même, été impressionné lors de votre première à Twickenham ?

M.B : Oui, en plus c’était seulement ma deuxième sélection. J’avais plus l’habitude de regarder ce type de match à la télé que d’y être. Je me souviens qu’on avait perdu lourdement (34-10 en 2009, ndlr). Cela avait été impressionnant et tu réalises vraiment à ce moment-là que tu es en terrain hostile.

Quel est l’état d’esprit du groupe au moment de vous rendre en Angleterre ?

M.B. : Je pense que c’est un match à quitte ou double. Un peu dans le même contexte que l’année dernière, où personne ne nous attendait et tout le monde pensait qu’on allait charger. Au final, on s’est révolté, on a fait preuve de beaucoup de solidarité on a réussi à faire un bon match. Là, on va en Angleterre, on n’a pas grand-chose à perdre. Il faut se le dire, tout le monde pense qu’on va charger. À nous de tenter des choses. Bien-sûr que la confiance n’est pas le maître mot en ce moment mais il faut y aller déterminé.

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