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Retour sur le Tournoi 2019

Retour sur le Tournoi 2019
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 21/03/2019 à 18:00Mis à jour Le 21/03/2019 à 18:06

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Quelles sont les images qui nous restent de ce Tournoi 2019 ? Petit passage en revue des sensations qui nous ont frappées au détour des quinze rencontres.

Le Tournoi 2019 sera mémorable parce qu'il a consacré une fois de plus le pays de Galles. Douzième Grand Chelem pour les Celtes qui ne sont plus qu'à une unité des Anglais. Les Gallois en ont profité pour étendre une incroyable série de victoires : quatorze au moment où nous écrivons ces lignes. Reconnaissons que ce grand-chelem-là, on ne l'a pas vraiment vu venir. Nous étions plutôt obnubilés par l'Irlande (grand chelem 2018) et l'Angleterre qui semblait renaissante. Les Gallois ont capitalisé sur un premier succès renversant contre les Bleus, en survivant à un 0-16 à la mi-temps. Personne ne l'avait encore jamais fait dans le Tournoi.

Les joueurs

On ne pourra pas éviter de parler d'Alun-Wyn Jones évidemment le capitaine du pays de Galles, parti pour battre le record de sélections. Il a vécu son troisième Grand Chelem, ce qui en fait l'égal des Gareth Edwards et des JPR Williams. Il se comporte comme un leader, charismatique par une parole prolixe. En et un deuxième ligne moderne, qui vu de loin semble presque léger tant il est actif. De l'équipage gallois, on retiendra aussi la silhouette atypique de Josh Navidi, sa peau mate et ses tresses. Un troisième ligne révélé plutôt sur le tard. (lire son portrait dans Midi Olympique du 22 mars).

6 Nations 2019 - Alun Wyn Jones (Pays de Galles)

6 Nations 2019 - Alun Wyn Jones (Pays de Galles)Icon Sport

On a aussi remarqué la révélation du troisième ligne anglais de Sale, Tom Curry, grand échalas appliqué et dur au mal. On se dit aussi que sur certains coups, les étrangers ont du se dire que Romain Ntamack avait quand même un soupçon de classe au sein d'un XV de France si erratique. Nosu avons mis des visages sur quelques noms comme les Ecossais Sam Johnston et D'Arcy Graham ; ou le deuxième ligne irlandais James Ryan.

Les équipes

Les Gallois se sont imposés sans réussir le parcours plus brillant de leur histoire, il faut bien le reconnaître ; mais c'est leur maîtrise qui nous a sidérés. Les Irlandais et les Anglais ont eu des trous, mais nous les avons sentis au-desus du lot et capables de viser le dernir carré mondial. L'Ecosse ne nous a pas surpris, elle est toujours aussi "changeante". Elle fut aussi soumise à une avalanche de blessures.

6 Nations 2019 - Jonathan Davies (Pays de Galles)

6 Nations 2019 - Jonathan Davies (Pays de Galles)Icon Sport

En fait, ce qui nous a frappés, c'est la médiocrité de deux équipes : la France et l'Italie . La France fut pathétique en Angleterre et en Irlande, non pas dominée, mais écrasée comme très rarement. L' Italie fut consternante, au point de prêter le flanc au courant qui voudrait la remplacer par la Géorgie. Le match final entre les deux équipes "latines" ressemblait en effet à un match pour le maintien, les Italiens n'y ont pas été veinards, même s'ils ont affiché leurs lacunes. Pour les Français ce fut l'inverse : deux ou trois éclaires au milieu d'une grisaille vraiment déprimante. On sent bien que la chute de la France vire presque à la farce tragique.

Les matchs

Il y en eu deux, l'un était attendu, l'autre ne l'était pas du tout. On parle d'abord de Galles-Angleterre, finale officieuse, grosse bataille sans concession éclairée par quelques gestes comme ce coup de pied croisé final de Dan Biggar. Le deuxième sommet, personne ne l'avait vu venir.

6 Nations 2019 - Finn Russell (Ecosse) célébrant le 4ème essai des Ecossais

6 Nations 2019 - Finn Russell (Ecosse) célébrant le 4ème essai des EcossaisIcon Sport

Cet Angleterre-Ecosse conclu sur un match nul surréaliste : 38-38 au terme d'un scénario jamais vu. Une équipe triomphante à la pause (l'Angleterre), capable de mener 31-0 après 28 minutes de jeu qui se fait remonter inexorablement en deuxième période : 31-38 puis 38-38 grâce à un essai de dernière minute. L'Ecosse s'est métamorphosée comme dans un conte pour enfants dans le sillage de Finn Russel.

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