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6 Nations 2019 - Dany Priso : "À un moment, il faut savoir poser ses c... sur la table"

Priso : "À un moment, il faut savoir poser ses c... sur la table"

Le 08/02/2019 à 17:10Mis à jour Le 08/02/2019 à 17:14

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Dimanche, Dany Priso découvrira Twickenham à l’occasion du Crunch. Mais le pilier de La Rochelle n’a pas l’intention de subir la pression des Anglais et de se présenter en victime.

Rugbyrama : Avez-vous été impressionné par la victoires des Anglais en Irlande (20-32) ?

Dany Priso : On l’a tous vu. Les Anglais sont arrivés en Irlande avec de grosses intentions. Dès les premières minutes, ça tapait fort et ça envoyait beaucoup de jeu. Comme tout le monde l’annonce, un très gros combat nous attend dimanche.

Avez-vous passé la semaine sur un divan à essayer d’oublier la défaite face aux Gallois (19-24) ?

D. P. : On n’a pas trop le temps de passer du temps sur un divan ou à se prendre la tête (rire). On est les premiers déçus parce qu’on est les premiers concernés parce qui se passe sur le terrain quand on se met à la tête à l’envers. Mais il ne faut plus se prendre la tête et se concentrer sur l’adversaire de ce week-end.

" On a envie de gâcher leur fête"

Beaucoup d’observateurs pensent que vous allez vivre un enfer à Twickenham…

D. P. : De toute façon, que tu gagnes ou que tu perdes, ça parlera toujours. On est les premiers à qui ça fait chier parce qu’on bosse bien et qu’on se donne les moyens de pouvoir faire quelque chose. On a des semaines très intenses. Et arrivé le week-end, on n'arrive pas à le convertir (il souffle). On sait qu’on n’est pas favoris mais dimanche, c’est le Crunch, un match particulier. On n’a rien à perdre. Je ne me mets pas la pression. Je pars pour faire un gros match.

C’est une question d’orgueil ?

D. P. : Dans le rugby, il faut toujours avoir de l’orgueil. Si on part en se disant qu’on va se faire rouler dessus, ça risque d’être compliqué. 80 minutes, ça peut être très, très long. Il ne faut pas se dire qu’on va à l’abattoir. C’est un match de rugby. En face, ce sont des hommes. À un moment, faut savoir poser ses c... sur la table (sic).

Êtes-vous préparé à l’animosité du public anglais ?

D. P. : Que ce soit le public qui gueule ou autre chose, ça reste du rugby. On aura déjà suffisamment de choses à gérer sur le terrain, avec des mecs qui vont nous chambrer sur la moindre action. Sur les pénalités, ça va envoyer des petites tapes sur la tête pour te faire dégoupiller. Mais on ne sera pas là pour se faire marcher dessus. On a envie de gâcher leur fête.

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