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6 Nations 2019 - Ces Bleus sont en récession

Ces Bleus sont en récession
Par Leo Faure via Midi Olympique

Le 10/02/2019 à 21:00Mis à jour

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Passées les promesses d'un renouveau bleu avec le changement de sélectionneur, le constat est là, implacable : chaque année, la France régresse un peu plus.

Les années se suivent et se ressemblent. Non seulement les Bleus ne progressent plus, mais ils sont même en récession depuis plus de deux ans. C'est ce que dit le classement World rugby, où la France pointe désormais à une triste mais méritée dixième place. C'est ce que disent également ces deux premières rencontres du Tournoi des 6 Nations 2019, venues après l’assommoir de la rencontre de novembre face aux Fidji.

Battus dès que le jeu s'accélère, les Français sont entrés pleinement dans la deuxième division du rugby mondial. "Clairement, nous n'étions pas invités aujourd'hui" concédait Guilhem Guirado ce dimanche après la déroute anglaise. Un constat qui s'ajoute au sévère 24-3 concédé aux Gallois en deuxième période, le week-end précédent. L'écart se creuse, y compris avec les locomotives européennes. Lentement mais sûrement, il devient béant.

Le chantier de la défense

Une inquiétude majeure frappe cette équipe : sa faiblesse défensive. Sa capacité à prendre peu de points était pourtant le socle des satisfactions du premier Tournoi de l'ère Brunel. Une certitude qui n'a pas tardé à voler en éclats. Depuis, en huit rencontres, les Bleus ont encaissé 33 essais, soit 4,1 par match. Effrayant.

Tournoi des 6 Nations 2019 - Damian Penaud (France) essayant de plaquer Jonny May (Angleterre)

Tournoi des 6 Nations 2019 - Damian Penaud (France) essayant de plaquer Jonny May (Angleterre)Icon Sport

Surtout, impossible de construire quoi que ce soit sur autant de fragilité. Bien souvent, il est (trop) facile de marquer des points à la France, quand le concert international oblige normalement à un long travail d'usure pour franchir la ligne d'en-but. Face au pays de Galles, les essais ont été offerts. Face à l'Angleterre, pas beaucoup mieux. Le premier essai de May vient après deux passes et un seul jeu au pied. Son troisième, idem. L'essai de pénalité arrive après une interception et un nouveau jeu au pied. Pas plus. Il n'y en a pas besoin.

La peur de l’Écosse

Dans ce contexte morose, la France s'avance avec une sainte trouille pour défier l’Écosse, dans deux semaines au Stade de France. Ce sera tout sauf simple face à une équipe qui, elle, est en pleine progression, forte justement d'un potentiel offensif enthousiasmant. Et la suite fait peur. Même dans les prédictions les optimistes, difficile d'imaginer ces Bleus ramener autre chose qu'une défaite de leur déplacement en Irlande. Si la sauce tourne au vinaigre contre l’Écosse, le 23 février, c'est donc avec pour seul objectif d'éviter la cuillère de bois que la France ira en Italie, en clôture du Tournoi. Ce serait assez indigne de l'histoire de ce maillot. Au regard de son niveau actuel, ce serait pourtant assez logique.

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