Icon Sport

6 Nations 2019 - Arthur Iturria (France) : "L'an passé, l'Irlande était sur le toit du monde"

Iturria : "L'an passé, l'Irlande était sur le toit du monde"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 05/03/2019 à 16:25Mis à jour Le 05/03/2019 à 17:55

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Pour le troisième ligne de l'équipe de France Arthur Iturria, le souvenir de la cruelle défaite subie l'an passé contre l'Irlande au Stade de France (13-15) est encore bien présent. Et même si les Celtes ont perdu contre les Anglais lors du match d'ouverture, il s'attend encore à un défi intense.

Rugbyrama : Après la victoire sur l'Ecosse, avez-vous le sentiment, avec les autres jeunes de l'équipe, de passer un test de croissance face à l'Irlande ?

Arthur Iturria : Ce sera forcément une autre opposition que face à l'Ecosse. Pour les jeunes, pour leur construction, ça ne sert à rien de parler de test, ils ont besoin de jouer à ce niveau-là. Jouer contre les meilleurs joueurs, contre les plus grandes équipes, c'est formateur.

Ne vous considérez-vous plus dans cette caste des jeunes ?

A.I. : Pour certains, j'ai quand même quatre de plus. A 24 ans, je pensais que j'étais encore jeune, mais finalement... (rires). J'essaie de rester jeune dans ma tête.

Comment faire pour que cette victoire contre l'Ecosse ne soit pas qu'un feu de paille ?

A.I. :Nous n'avons malheureusement pas de bonnes expériences derrière nous pour qu'on puisse être conforté sur un seul match. L'écosse, c'était un bon match, mais c'est désormais derrière nous. Maintenant, on doit continuer à gagner. Et si ce n'est pas gagner, continuer à se construire et faire en sorte que ça nous fasse avancer. Ce serait bien de ne pas faire faux-bond comme c'est arrivé en Angleterre. A Twickenham, malheureusement, nous n'avons rien construit en raison de la déculottée. L'idée, c'est essayer de remettre en place le jeu réalisé contre l'Ecosse, sans les petites fautes qu'on a pu faire. Surtout que l'Irlande est une équipe qui sait tenir le ballon quand elle l'a.

Quel souvenir gardez-vous de la rencontre et du dénouement cruel de l'an passé contre l'Irlande ?

A.I. : Je me souviens que lorsque je suis rentré dans les vestiaires, je me suis posé la question de savoir ce que je faisais sur le terrain. J'avais eu un fort sentiment d'impuissance. Ce jour-là, on s'est heurté à un mur. C'était une immense expérience pour moi car je n'avais jamais joué à ce niveau-là. Et l'an passé, l'Irlande était sur le toit du monde. Certes, cette année, les Irlandais ont perdu contre les Anglais, mais ça reste une équipe redoutable qui est deuxième au classement mondiale et qui a tapé deux fois les Blacks. Ce sera donc encore une belle expérience, surtout que je n'ai jamais joué en Irlande.

6 Nations 2019 - Arthur Iturria (France) contre l'Ecosse

6 Nations 2019 - Arthur Iturria (France) contre l'EcosseIcon Sport

Aviez-vous été impressionné par la maîtrise dont les Irlandais font preuve ?

A.I. : Les Irlandais font des choses très simples, mais ils le font très très bien. C'est ça qui est impressionnant. Ils jouent tous dans le même sens. Le fait qu'ils évoluent tous ou presque dans le même club, c'est une chance. L'an passé, j'ai affronté le Leinster (avec Clermont), j'ai eu l'impression d'affronter l'équipe d'Irlande.

Dans ce Tournoi, les équipes adverses semblent essayer de vous prendre sur l'intensité et le rythme, notamment en jouant par exemple les touches rapidement. Partagez-vous ce constat ?

A.I. : Oui ! Les Gallois l'ont beaucoup fait lors du premier match. Ce jour-là, nous avions un pack assez lourd, il était donc logique qu'ils cherchent à nous déplacer. Les Anglais avaient vu le premier match, ils ont essayé de faire pareil. Et ainsi de suite...

Dans quel état d'esprit avez-vous retrouvé vos deux coéquipiers clermontois Camille Lopez et Wesley Fofana après leur victoire contre Grenoble en Top 14 ?

A.I. : D'abord, ils sont revenus très contents d'avoir joué. Ensuite, ils sont forcément déçus de ne pas être sur le feuille de match pour dimanche. C'est la vie de rugbyman qui est ainsi faite. A eux de ne pas lâcher. Mais ce n'est pas leur genre.

Passée leur frustration, ces joueurs-là ont-il un rôle à jouer dans le groupe de part leur expérience ?

A.I. : Ce sont de grands garçons. Ils sont sûrement frustrés – à leur place je le serais aussi – mais ils ont joué leur rôle à merveille. Ce sont des joueurs d'expérience, qui pensent avant tout au bien de l'équipe. Avant l'Ecosse, Camille a été un peu blessé, il n'a donc pas pu accompagner Romain (Ntamack) sur le terrain comme il le souhaitait. Pour en avoir discuter avec lui, il aurait évidemment préféré jouer mais il est très content de voir Romain à ce niveau-là.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0